Georges RENAUD

Matricule 46048
decede
Photographie de Georges RENAUD
Georges Renaud à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/07/renaud-georges/
Convoi 45000

Georges Renaud naît le 13 octobre 1904 à Boulogne-sur-Seine [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), chez ses parents, Eugène Georges, 27 ans, cocher-livreur, et Edwige Ignolin, son épouse, 23 ans et dix mois, domiciliés au 42, rue du Vieux-Pont-de-Sèvres.

Georges Renaud commence à travailler comme chauffeur, alors domicilié au 60 rue Falguière (Paris 15e). Ses parents sont séparés. Sa mère est devenue concierge au 15 rue Cauchy à Arcueil (Seine / Val-de-Marne).

Le 28 mai 1927, à Paris 15e, Georges Renaud se marie avec Simone Fontaine, 18 ans, née le 4 novembre 1908 à Paris 6e, comptable, dont les parents sont séparés ; elle vit alors avec son père au 15 rue Cauchy à Arcueil.

En 1936, Georges Renaud est domicilié au 12, avenue de Verdun à Montrouge [1] (92).

Georges Renaud est ajusteur. Vers 1937, il est embauché par les établissements Messier, sis au 55, rue Fénélon, à Montrouge.

Au moment de son arrestation, il habite au 155, avenue de la République à Montrouge.

Militant du Parti communiste, il est trésorier de la section de Montrouge.

Le 2 juin 1940, le préfet de police (de Paris) signe un arrêté ordonnant son internement administratif, au motif qu’ « il a mené parmi ses camarades de travail une insidieuse propagande en faveur des mots d’ordre clandestins de l’internationale communiste ». Arrêté le jour même, Georges Renaud est conduit quatre jours plus tard au fort de l’île d’Yeu sans être informé du motif de son arrestation.

Le fort de la Pierre Levée, sur l’île d’Yeu. Vue aérienne d’après-guerre. Carte postale, coll. Mémoire Vive.

Puis il est transféré au camp de Riom-es-Montagne. Le 14 septembre, « calculant pas les effets de [son] geste » (sic), il quitte le camp pour revenir à Boulogne auprès son épouse, laissée dans un état de santé critique – anémie cérébrale, maladies cardiaque et nerveuse – et sans ressource.

Le 6 novembre 1940, il est arrêté une seconde fois et écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e. Un tribunal le condamne à deux mois d’emprisonnement.

Le 6 janvier, à l’expiration de sa peine, il n’est pas libéré : le préfet de police signe un nouvel arrêté ordonnant son internement administratif. Georges Renaud est conduit au dépôt de la préfecture de police (la Conciergerie, sous le Palais de Justice, île de la Cité), où il reste douze jours.