Georges SCHIRINSKY-SCHIKHMATOFF

Matricule 46116
decede
Portrait de Georges SCHIRINSKY-SCHIKHMATOFF
Sur le front de Crimée. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Georges Alexeïvitch Schirinsky-Schikhmatoff, naît le 30 août (correspondant au 12 septembre, « ancien style ») 1890 à Saint-Petersbourg (Russie), fils du prince Aleksej (Alexis) Alexandrovitch Schirinsky-Schikmatoff, 27 ans, qui sera ministre du tsar Nicolas II, et de Leokadia Petrovna Mezenkova, son épouse. Descendant de Gengis Khan, la famille appartient à la très ancienne noblesse russe, catholique orthodoxe. Youri a deux frères, les princes Kyril (Cyrille) et Alexandre.

À une date restant à préciser, Youri Schirinsky-Schikhmatoff se marie avec Olga Vlovna de Witt. Ils n’auront pas d’enfant.

Il est officier de cavalerie au sein des Chevaliers-gardes, unité de la Garde Impériale russe, escorte du tsar formée uniquement de nobles.

En 1914, il est mobilisé avec son frère au sein de l’armée russe.

Selon les Renseignements généraux, Georges (Youri) Schirinsky-Schikhmatoff rejoint le front français au cours de la Première guerre mondiale comme pilote aviateur (commandant ?) et reçoit la Légion d’honneur. Jusqu’en 1939, il est membre de l’Union générale des associations des Anciens combattants de France.

Il est considéré comme entré régulièrement en France en 1920. Ayant fuit la révolution bolchévique, sa famille proche – parents et frères -, passée par Prague, s’installe à Sèvres. Ils conservent leur nationalité, mais leurs prénoms sont francisés.

Pendant un temps, Georges Schirinsky-Schikhmatoff habite au 29, rue Barbès, à Issy-les-Moulineaux.

Pendant un temps et jusqu’à la guerre – comme de nombreux « Russes blancs » -, Georges il est chauffeur de taxi, employé de la Compagnie française des automobiles, dont le siège est au 2, place Collange, à Levallois, et/ou à la Compagnie française des voitures de place, rue Frémicourt.

Les Renseignements généraux le connaissent comme membre du Groupe National-maximaliste en France et de l’Union des jeunes Russes (dissoute par son président en mai 1940) dans laquelle il ne joue aucun rôle important. Désigné également comme journaliste, collaborant à la revue Affirmation , organe philosophique et littéraire de la jeunesse russe post-révolutionnaire, il est membre de l’Association syndicale de la presse étrangère à Paris.

Le 4 avril 1931, à Meudon, veuf de son premier mariage, Georges Schirinsky-Schikhmatoff se marie avec Eugenia (ou Eugénie) Silberberg, née le 26 février 1885 à Elisabethgrad (Russie), elle-même veuve de Boris Viktorovitch Savinkov, « suicidé » dans la prison de la Loubïanka, à Moscou, le 17 mars 1925, et déjà mère d’un fils, Léon, né le 15 août 1912 à Niss (Russie). Elle a 46 ans : ils n’auront pas d’enfant. Elle travaille comme garde-malade et infirmière.

Selon la mémoire familiale, et aux dires des Allemands, Georges Schirinsky-Schikhmatoff a des idées « socialistes pro-communistes ».