Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943, selon les trois vues anthropométriques de la police allemande. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.
Georgette Messmer naît Lyet le 20 novembre 1913, à Besançon (Doubs), fille unique de gens modestes.
Elle suit des cours d’infirmière tout en travaillant à l’hôpital Saint-Jacques, à Besançon, où elle obtient son diplôme.
Besançon. L’hôpital Saint-Jacques. Carte postale non datée. Collection Mémoire Vive.
Puis Georgette, dite « Jo », abandonne son métier pour prendre un café situé place Bacchus, établissement fréquenté par une bonne clientèle locale.
Besançon. La place Bacchus dans les années 1900. Carte postale. Collection Mémoire Vive.
Au centre, un peu masquée par le tramway, la façade du café-restaurant de “Jo” Messmer (gros plan de la carte postale précédente).
Une chaîne d’évasion
Pendant l’occupation, sa clientèle n’est pas favorable à l’occupation allemande.
Qui, parmi ses nombreuses relations, l’a recrutée pour une chaîne d’évasion ? Nul ne le sait. Toutefois, en 1942 elle est le dernier relais en France de prisonniers de guerre qui, évadés d’Allemagne, sont dirigés vers la Suisse.
L’arrestation dans le cadre de la filière d’évasion
Le 2 août 1942, Georgette charge sa serveuse, Marcelle Mourot, de montrer à six évadés le chemin de Villers-le-Lac, sur le Doubs, à la frontière. Tous sont pris par les Feldgendarmes .