Germain, “Albert”, Feyssaguet naît le 31 mai 1912 à Chaveroche, commune de Saint-Sulpice-les-Bois (Corrèze), fils de Jean-Baptiste Feyssaguet et d’Anna Bourneix, une famille de cultivateurs. À l’état civil, il a pour seul prénom “Germain”. Il a – au moins – un frère.
Le 29 octobre ou le 15 novembre 1938 à Levallois-Perret, il épouse Marie-Louise Patient, née le 24 janvier 1920 à Neuville (Corrèze). Le couple n’a pas d’enfant.
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 52 ou au 132, rue Aristide-Briand à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine).
Chauffeur de taxi, “Albert” Feyssaguet est membre de la Chambre syndicale des cochers chauffeurs du département de la Seine, comme Paul Faury.
En 1935, “Albert” Feyssaguet adhère au Parti communiste.
Rappelé à l’activité militaire lors de la “drôle de guerre”, il n’aurait été démobilisé que le 27 septembre 1940 (à vérifier…).
Dix jours plus tard, le 9 octobre 1940, il est arrêté chez lui par les services du commissariat de police de Levallois-Perret comme distributeur de tracts. La perquisition opérée à son domicile amène la découverte de 40 numéros de L’Humanité clandestine.
Le 15 octobre, la 12e Chambre du Tribunal correctionnel de la Seine le condamne à quatre mois d’emprisonnement pour « propagande clandestine ». Il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e), puis à celle de Fresnes (Val-de-Marne – 94).
À l’expiration de sa peine, il n’est pas libéré : le 10 janvier 1941, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif.
Le 17 janvier, “Albert” Feyssaguet fait partie d’un groupe de 24 militants communistes conduits au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé en octobre 1940 dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.
Le 21 février, Madame Feyssaguet écrit au préfet de Seine-et-Oise pour solliciter l’autorisation de rendre visite à son mari. Celle-ci lui est accordée le 13 mars et elle en reçoit notification le 27 mars par le commissariat de police de Levallois-Perret.
Le 26 avril, “Albert” Feyssaguet est parmi les internés transférés au camp français (CSS) de Voves (Eure-et-Loir – 28) ; matricule 222.