Gilbert CONRAIRIE

Matricule 45392
survivant
Photographie de Gilbert CONRAIRIE
Gilbert Conrairie © DR — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/12/conrairie-gilbert/
Convoi 45000

Gilbert Conrairie naît le 2 avril 1913 chez une sage-femme au 29 rue Boulard – une petite allée bordée de pavillons – à Paris 14e, fils d’Émile Conrairie, 29 ans, plombier, et de Blanche Alice Billot, 25 ans, couturière pour homme, son épouse, tous deux domiciliés au 6 rue Émile-Zola à Malakoff (Seine / Hauts-de-Seine).

À la suite de son service militaire, effectué de 1904 à 1907 au 17e bataillon de chasseurs à pied, Émile Conrairie est sergent dans l’armée de réserve. Rappelé à l’activité par le décret de mobilisation générale du 2 août 1914, il rejoint son unité le 13 août. Ce « bataillon-taureau » est déjà au combat face à l’offensive allemande. Un mois plus tard, le 13 septembre, à Vitry-le-François (Marne), lors de la première bataille de la Marne, Émile Conrairie est “tué à l’ennemi”. D’abord inhumé par des brancardiers au cimetière de Vitry, sa dépouille sera transférée au cimetière militaire de la Fère-Champenoise en mai 1922.

Le 9 novembre 1918, à Malakoff, sa mère se remarie avec Ferdinand Hippolyte Houdebert, 49 ans, menuiser en bâtiment, domicilié au 121, rue Didot à Paris. Le nouvel époux vient s’installer avec eux au 6 rue Émile-Zola à Malakoff.

Le 17 avril 1919, Gilbert Conrairie est adopté par la Nation en vertu d’un jugement rendu par le tribunal civil de la Seine.

Après l’école communale, le “cours complémentaire” et une année à l’école municipale Lavoisier (devenue lycée), rue Henri-Barbusse (Paris 5e), Gilbert Conrairie poursuit des « études supérieures » de ferronnier d’art à l’École professionnelle de la Chambre de commerce de Paris. Parallèlement à l’influence familiale, c’est là qu’il commence à s’intéresser au mouvement ouvrier.

En 1932, il adhère aux Jeunesses communistes dans le 6e arrondissement.

De la classe 1933, c’est probablement cette année-là qu’il commence à effectuer son service militaire (dans l’aviation ?), le terminant avec le grade de sergent.

Selon une source, Gilbert Conrairie a une formation d’ajusteur ; cependant, en 1937, il se déclare « démonstrateur d’industrie », « à [son] compte ».

Il adhère aux Jeunesses communistes – au sein desquelles il suit des « cours de marxisme » – et au Parti communiste en 1934 (il sera membre de la cellule 402 de Paris-ville).

Le 6 février 1934, à Paris, il participe à la manifestation contre les ligues factieuses, ce qui lui vaut 48 heures de détention.

Musicien amateur, Gilbert Conrairie est responsable des chœurs (ou des cours ?) à la Chorale populaire de Paris – qui participe au film La vie est à nous – et chante dans des opérettes avec sa sœur (selon la mémoire familiale). Il organise plusieurs fêtes pour un comité de chômage. Pendant les grèves de 1936, il va chanter dans différentes usines et magasins avec la Chorale

Avant novembre 1936, il habite au 18, rue Dauphine, à Paris 6e (il connaît le camarade Petit, domicilié au n° 20 de la même rue).