Giobbe PASINI

Matricule 45949
decede
Portrait de Giobbe PASINI
Giobbé Pasini dans les années 1960. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Giobbe, Sante, Francesco, Pasini naît le 4 octobre 1892 à Gussola (Italie), fils de Ricardo (Richard) Pasini et d’Angèle Lahini (ou Labruno), « jardiniers ». Il a deux frères, jardiniers eux aussi, qui resteront dans leur village natal, un frère jardinier qui viendra en France à Montois-la-Montagne (Moselle), et deux sœurs mariées qui vivront à Ausnes (Meurthe-et-Moselle – 54).

Giobbe Pasini arrive en France en 1900, probablement avec ses parents, d’abord à Thil (54), puis à Anderny et à Gandrange. Il retourne en Italie du 25 mai 1908 au 12 septembre 1909.

Il revient en France pour travailler dans les mines de Trieux (54), jusqu’au moment de retourner en Italie accomplir son service militaire. Incorporé le 18 octobre 1912, il participe à la campagne de Lybie. Pendant la guerre 1914-1918, il est mobilisé dans l’armée italienne.

Le 4 mars 1920, il se fait immatriculer comme étranger à Jarny, dans le bassin de Briey (54).

Le 30 octobre 1920, à Jarny, il épouse Jeanne Klock, née le 26 février 1901 à Boulay (Moselle), déclaré “luxembourgeoise” en 1931. Ils ont deux enfants : Henri, né le 3 février 1922, et Gilbert, né le 13 février 1926, tous les deux à Jarny.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 1, cité de Droitaumont à Jarny.

Giobbe Pasini est mineur de fer (« poudrier ») ou poseur de voies à la mine de Droitaumont.

Giobbe Pasini est militant syndical.

Le 15 mai 1934, le préfet de Meurthe-et-Moselle donne un avis favorable à la naturalisation française de Giobbe Pasini et de son épouse.

Lors de la mobilisation, de septembre 1939 à juin 1940, Giobbe Pasini est “affecté spécial” à la mine. Selon une liste manuscrite de 44 internés établie ultérieurement par le chef du centre de séjour surveillé d’Écrouves, il “démissionne” de son syndicat, probablement lors de l’interdiction du Parti communiste à l’automne 1939, accompagnée de scissions au sein de la CGT.

En juillet 1941, Giobbe Pasini subit 15 jours d’internement administratif (au Centre de séjour surveillé d’Écrouves ? à vérifier…).