Gustave CROCHET

Matricule 45414
decede
Photo non trouvée pour Gustave CROCHET
Image de remplacement. Photographie de Gustave CROCHET non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Gustave Crochet naît le 22 juillet 1888 à Châteauroux (Indre – 36), chez ses parents, Jean Crochet, 25 ans, couvreur, et Louise Léonard, 29 ans, domiciliés rue de la Pingaudière (?).

Il obtient le Certificat d’études primaires.

Le 15 septembre 1906, à Chateauroux, Gustave Crochet épouse Marie Louise Thoreau.

Considérant son âge, il pourrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (à vérifier…).

Au moment de son arrestation, il est domicilié à La Ratière, quartier (?) de Romorantin (Loir-et-Cher – 41). À une date restant à préciser, il épouse Marie-Louise Thoreau ; ils n’ont pas d’enfant.

Fin 1912, ils habitent au 22, rue des Nonnains-d’Hyères à Paris 4e. Le 1er juin 1914, ils ont déménagé au n° de la même rue.

Le 12 septembre suivant, ils demeurent boulevard Saint-Louis à Châteauroux.

Gustave Crochet est fabriquant de fours (ou fournier, mais déclaré comme plâtrier au moment de son arrestation).

Il est arrêté une première fois le 18 avril 1941 comme communiste ; les conditions de sa libération restent à préciser.

Le 30 avril 1942, à Romorantin, cinq résistants communistes sont découverts par des soldats allemands alors qu’ils distribuent des tracts. Armés, ils ne se laissent pas arrêter et blessent les soldats dont un sous-officier qui succombe à ses blessures. Les mesures de représailles prévoient l’exécution immédiate de dix communistes, Juifs et de proches des auteurs présumés. Vingt autres personnes doivent être exécutées si au bout de huit jours les « malfaiteurs » ne sont pas arrêtés. Des rafles ont lieu afin de pouvoir « transférer d’autres personnes vers l’Est, dans les camps de travaux forcés . » Un barrage est érigé autour de la ville.

Le lendemain 1er mai, Gustave Crochet est arrêté à son domicile – devant son épouse – par la Feldgendarmerie et la gendarmerie française ; il est pris comme otage avec quatre autres Romorantinais et un habitant de Pruniers qui seront déportés avec lui. Il est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).