Gustave MARTIN

Matricule 45849
decede
Portrait de Gustave MARTIN
In « La Résistance en Seine et Marne« , Claude Cherrier et René Roy,. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Gustave, Ernest, MARTIN naît le 3 octobre 1889 à Mareuil-sur-Ourcq (Oise), fils d’Édouard Martin, 27 ans, bûcheron puis manouvrier, et de son épouse, Alexandrine Bridelle, 28 ans, domiciliés à Fulaines avec six enfants (parents décédés au moment de l’arrestation de Gustave).

Bien qu’appartenant à la classe 1909, Gustave Martin effectue son service militaire comme soldat de 2e classe au 155e régiment d’Infanterie de l’automne 1911 à l’automne 1913.

Le 2 août 1914, rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale, il “rejoint le corps”. Le 25 mars 1917, il est évacué comme malade sur l’hôpital n° 8 du Havre, mais “rejoint” dès le 7 mai suivant. Le 22 juillet 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire à Mareuil. Cité à l’ordre de l’armée, il est titulaire de la Croix de guerre (vérifier la date…), il garde des séquelles des combats (non pensionné ?).

Le 24 juillet 1923, il est embauché comme manœuvre sur voie par la Compagnie des chemins de fer de l’Est qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1].

En novembre 1925, Gustave Martin est domicilié au 4, rue des Vieux-Moulins à Lagny (Seine-et-Marne – 77)

Le 25 juin 1927, il aurait une adresse à Pantin (Seine / Seine-Saint-Denis) ; probablement un adresse de fonction (à vérifier…).

Le 12 novembre 1927, à Lagny (Seine-et-Marne – 77), il se marie avec Ismérie, Rosa, Marnet, née le 20 janvier 1885 au Pin (77), veuve en 1926 d’un premier mariage. Ils n’auront pas d’enfant.Au moment de son arrestation, Gustave Martin est domicilié au 16, rue des Vieux-Moulins à Lagny.

Il est alors ouvrier de 2e classe dans un atelier SNCF de Pantin. « Probe et travailleur, il [jouit] d’une bonne réputation ».

Militant communiste, il est trésorier de la cellule de Lagny de 1932 à 1939.

Le 28 janvier 1939, à la demande de la direction générale de la Sûreté nationale au ministère de l’Intérieur, et après avoir consulté ses sous-préfets, le préfet de Seine-et-Marne transmet à celle-ci un long rapport sur « l’organisation et l’activité de chacun des partis extrémistes » de son département dans lequel sont répertoriées les cellules du parti communiste. Pour Lagny, il désigne Gustave Martin comme trésorier aux côtés du secrétaire responsable, Maurice Rust, emboutisseur, et de Pierre Dumont, secrétaire adjoint. « Les réunions organisée par cette cellule se tiennent une fois par semaine dans une petite salle se trouvant au domicile du trésorier de la section, M. Bouyrat, tailleur d’habits, 32 rue du Chemin de fer à Lagny. Les militants se réunissent quelquefois au Café Jovenes, 17 rue Saint-Denis […] . L’activité de la cellule de Lagny s’est ralentie depuis plusieurs mois, en raison notamment d’un désaccord survenu entre les dirigeants et M. G. Georges, ex-secrétaire de cellule, conseiller municipal communiste de Lagny […] qui aurait démissionné, depuis peu de temps, du parti communiste. »

Après l’interdiction du PCF, la police ne connaît aucune activité à Gustave Martin.