Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Henri, Albert, Breton naît le 20 septembre 1896 à Saint-Sauveur-la-Pommeraye (Manche), fils d’Albert Valentin Breton, 25 ans, « employé au chemin de fer », et de Maria Felicia Rene, 25 ans, couturière, son épouse, Henri a un frère plus jeune, Lucien, Eugène, né le 20 août 1897 à Romilly-sur-Andelle (Eure).
En 1899, ses parents se sont installés au 25, cité Grenet à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [2] – 76), où sa sœur Georgette naît le 28 novembre.
Pendant un temps, Henri Breton habite chez ses parents au 14, rue Boïeldieu à Sotteville.
En 1911, il entre comme chaudronnier en fer aux Chemins de fer de l’État (où est employé son père), compagnie qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1].
Le 11 avril 1915, Henri Breton est incorporé comme soldat de 2e classe au 129e régiment d’infanterie. Le 1er décembre suivant, il passe au 24e R.I. Le 25 avril 1916, il passe au 69e R.I. Le 30 juillet suivant, lors de la Bataille de la Somme, à Curlu (Somme), il est blessé au cours d’une offensive française vers les tranchées allemandes. Le 28 avril 1917, dans le secteur de Verneuil-Moussy (Aisne), sous le Chemin des Dames, après la prise du village de Braye-en-Laonnois, il est de nouveau blessé. Le 29 septembre suivant, il est cité à l’ordre de son régiment : « Bon soldat, brave au feu ». Il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze.
Le 22 août 1918, lors d’une offensive française pour reprendre le village de Bieuxy (Aisne), il est blessé pour la troisième fois. Le 22 décembre suivant, il passe au 60e régiment d’infanterie territoriale, dans une compagnie alors affectée au triage des prisonniers de guerre français rapatriés. En octobre 1924, la commission de réforme de Rouen lui accordera une pension d’invalidité de 20 % pour « sclérose du sommet gauche imputable au service ». En juin 1932, il recevra la Médaille militaire.
Le 10 avril 1919, Henri Breton reprend son métier de chaudronnier au dépôt de Sotteville-lès-Rouen.
Sotteville-les-Rouen, sortie des ateliers SNCF. Carte postale, collection Mémoire Vive.
Le 10 janvier 1916, son frère Lucien a également été mobilisé dans l’infanterie. Soldat de 2e classe au 32e R.I., il a été blessé à l’avant-bras droit par éclat d’obus le 23 juillet 1917 dans le secteur de Craonne. Par la suite, il a été hospitalisé à plusieurs reprises pour maladie. Envoyé en congé illimité de démobilisation le 25 septembre 1919, il s’est d’abord retiré au 32, rue Victor-Hugo, puis le 10 octobre, au 2, rue Dumont. Le 5 novembre 1925, le conseil de réforme de Rouen lui allouera une pension d’invalidité de 100 % pour bacillose pulmonaire bilatérale imputable au service (réformé définitif n°1).
Le 15 octobre 1921, à Amfréville-la-Mivoie (76), Henri Breton se marie avec Augustine Virginie Pouchard, née le 29 mars 1898 dans cette commune, mécanicienne chez Rousseau, et jusque-là domiciliée chez ses parents au 45 route de Paris. Ils n’auront pas d’enfant.
En septembre 1928, le couple est domicilié au 103, “boulevard” du 14 Juillet à Sotteville-lès-Rouen (76).
