Henri CREUTZER

Matricule 45413
decede
Photo non trouvée pour Henri CREUTZER
Image de remplacement. Photographie de Henri CREUTZER non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Henri, Louis (?), Creutzer naît le 8 mai 1906 à Fontoy (Moselle), fils de Louis Creutzer et Léonie Martin. Il a une sœur, Louise, Amélie, née en 1911.

Henri Creutzer commence à travailler comme aide-forgeron.

Le 12 mai 1926 (du bureau de recrutement de Thionville (57), il est incorporé comme soldat de 2e classe au 110e régiment d’infanterie afin d’accomplir son service militaire. Le 5 novembre 1927, il est renvoyé dans ses foyers et se retire à Thionville, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Pendant un temps, il habite à Potigny (Calvados), puis à Giraumont (Meurthe-et-Moselle – 54).

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 495, rue de Verdun à Mancieulles (54), dans le bassin minier de Briey. Comme réserviste, il effectue encore plusieurs périodes d’instruction militaire : du 12 août au 2 septembre 1932 au camp de Mourmelon-le-Grand, du 3 au 17 juin 1935 au camp d’Angevillers (Moselle), du 25 septembre au 2 octobre 1938.

Il est célibataire.

Henri Creutzer est manœuvre à la mine de Mancieulles.

Le 15 juillet 1941, le préfet signe un arrêté ordonnant son internement administratif à la Maison d’arrêt de Briey à la suite d’une distribution de tracts communistes dans son secteur d’habitation (il y est gardé quinze jours).

Dans la nuit du 4 au 5 février 1942, un groupe de résistance communiste mène une action de sabotage contre le transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également dix-sept mines de fer du Pays de Briey. Visant une des sources d’acier de l’industrie de guerre allemande (Hitler lui-même s’en préoccupe), l’opération déclenche dans le département plusieurs vagues d’arrestations pour enquête et représailles qui concerneront des dizaines de futurs “45000”.

Le nom d’Henri Creutzer figure – n°41 – sur une « liste communiquée le 19 (février ?) au soir à la KK (Kreiskommandantur) de Briey par le sous-préfet » afin de préciser la nationalité de cinquante-trois hommes.

Lors de la « rafle effectuée dans la nuit du 19 au 20 » février, Henri Creutzer est arrêté comme otage, en même temps qu’Angel Bolognini, de Mancieulles (rapport du préfet de la région de Nancy).