Henri DUGRÈS

Matricule 45501
decede
Photographie de Henri DUGRÈS
Henri Dugrès à Auschwitz le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/08/dugres-henri-arthur/
Convoi 45000

Henri, Arthur, Dugrès naît le 11 octobre 1891 à Sailly-Flibeaucourt (Somme – 80), fils d’Antoine Dugrès, 35 ans, serrurier, et d’Émilienne Wargnier, son épouse, 26 ans, domiciliés à Sailly-le-Sec, sur la Somme, à l’est d’Amiens.

Le 9 octobre 1912, Henri Dugrès est incorporé comme 2e canonnier servant au 17e régiment d’artillerie afin d’accomplir son service militaire. Le 27 octobre 1913, il est nommé 1er canonnier servant. Le 2 août 1914, lorsque est publié le décret de mobilisation générale, il est présent au corps et envoyé « aux armées » (au combat). Le 1er août 1917, il est présent à la 4e batterie. Le 28 septembre 1918, à Tahure [1] (Marne), il est blessé au cou par un éclat d’obus. Évacué, il est admis le lendemain à l’hôpital temporaire du lycée Michelet de Vanves (Seine / Hauts-de-Seine). Le 9 octobre, il est transféré à l’hôpital complémentaire n° 49 de Montpellier (Hérault). Le 25 octobre, il est cité à l’ordre de son régiment : « Excellent canonnier ayant donné de nombreuses preuves de courage […] blessé, a conduit quand même sa voiture jusqu’à la position de batterie ». Il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze.

La Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze. © MV

Bénéficiaire de 17 jours de permission le 6 novembre, il rejoint son unité le 24. Le 7 décembre, il passe au 21e régiment d’artillerie de campagne. Le 1er avril 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Sailly-Flibeaucourt.

Le 20 janvier 1920 à Lubersac (Corrèze), Henri Dugrès épouse Maria Teil, née le 2 juillet 1892 à Meuzac (Haute-Vienne).

Pendant un temps, il(s) habite(nt) au 23, rue Duhesme à Paris 18e.

Le 10 mai 1920, l’armée classe Henri Dugrès affecté spécial comme employé de la Compagnie des chemins de fer du Nord, nettoyeur à l’atelier du Landy, boulevard Victor-Hugo à Saint-Ouen (Seine / Seine-Saint-Denis).

Le 4 mai 1927, Maria Dugrès donne naissance à leur fille, Renée, né à Paray.

À une date restant à préciser, le couple emménage dans un petit pavillon dont il deviendra propriétaire au 8, avenue des Genêts à Paray-Vieille-Poste [2] (Seine-et-Oise / Essonne – 91). Lui obtient le permis de conduire les motocyclettes.

Le 11 avril 1936, l’armée le classe affecté spécial tableau III au titre de la Société André Citroën, groupe de Javel, au 143, quai de Javel (Paris 15e), en qualité de sellier.

Le 4 juillet 1938, Henri Dugrès entre à la SNCF ; aide-ouvrier, il est sellier à l’atelier du Landy.

Adhérant au Parti communiste en 1936 et trésorier de cellule, selon la police, il est élu maire adjoint de sa commune (date à préciser…).