Henri GATEAU

Matricule 45573
decede
Photographie de Henri GATEAU
Henri Gateau le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/04/gateau-henri-gustave/
Convoi 45000

Henri, Gustave, Gateau naît le 22 septembre 1896 à Paris 20e, chez ses parents, Paulin (?) Gateau, 30 ans, et Françoise Burckel, son épouse, 32 ans, journaliers, domiciliés au 72, boulevard de Charonne.

De la classe 1916, mobilisé en 1914-1918, Gustave Gateau est titulaire de la Croix de guerre.

Le 23 février 1924 à Saint-Georges-de-Poisieux (Cher), il se marie avec Germaine Martinet, née le 20 novembre 1911. Ils ont une fille, Marcelle, née en 1934 (future épouse Fontana).

À une date restant à préciser, il épouse en secondes noces Madeleine Louat.

Le 6 juin 1925, Gustave Gateau est embauché par une compagnie de chemin de fer qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1].

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 32, cité des Jardins à Drancy [2] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93).

Gustave Gateau est alors chef de train à la gare SNCF du Bourget-triage [1], sur le réseau de la région Nord, comme Albert Beugnet, de Drancy.

La gare Le Bourget-Drancy. Carte postale oblitérée en 1945. Collection Mémoire Vive.

Sous l’occupation, la police française le considère comme un « propagandiste actif parmi les cheminots ».

Le 5 octobre 1940, à 5 heures du matin, au moment où il allait se rendre à son travail, Gustave Gateau est arrêté à son domicile, comme Albert Beugnet qui travaille au même endroit ; lors de la grande vague d’arrestations organisée dans les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise par les préfets du gouvernement de Pétain contre des hommes connus avant guerre pour être des responsables communistes (élus, cadres du PC et de la CGT) ; action menée avec l’accord de l’occupant. Après avoir été regroupés en différents lieux, 182 militants de la Seine sont conduits le jour-même en internement administratif au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé à cette occasion dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.

Aincourt. Le sanatorium de la Bucaille. Au premier plan, le pavillon qui fut transformé en camp d’internement. Carte postale oblitérée en 1958. Coll. Mémoire Vive.

Le 25 février 1941, sur le formulaire de « Révision trimestrielle du dossier » de Henri Gateau, à la rubrique « Avis sur l’éventualité d’une mesure de libération », le commissaire spécial, directeur du camp, émet un avis défavorable au motif que cet interné « est resté communiste dont l’internement n’a pas modifié les opinions » [sic], tout en lui reconnaissant un « bon esprit ».