Henri HASMAN

Matricule 46283
decede
Portrait de Henri HASMAN
Henri Hasman avec son équipe de football. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Henoch Hasmann (ou Hasman) naît le 19 juin 1890 à Varsovie (en Pologne annexée par la Russie tsariste), fils de Berka (Bernard) Hassmann, né vers 1844, et de Golda (Goldé) Kahelew (Kachel), née à Varsovie le 5 juin 1858, son épouse.

Peu après, une date restant à préciser, alors qu’Henoch est encore enfant, sa famille vient s’installer en France, avec la nationalité russe. Ainsi, son frère Léon Hasman naît le 10 janvier 1894 à Paris 4e, chez leurs parents, domiciliés « de fait » au 5 rue du Figuier (quartier Saint-Gervais) « et de droit à Staszow (Russie) » (Pologne ?).

En 1911, Henoch, dit Henri, Hasman, âgé de 21 ans, « Russe naturalisé » (?), alors artisan tailleur, habite au n° 1 de l’Allée Nouvelle (ou rue Nouvelle) à Clamart (Seine / Hauts-de-Seine), avec plusieurs membres de sa famille : sa mère Golda, alors veuve ; Rachel (?), née en 1891 à Paris (désignée comme « son épouse » ?) ; Marie Leroi, née à Paris en 1892, sa compagne (désignée comme « sa nièce » ?) ; sa fille, Claire, née le 28 décembre 1910 à Clamart; ainsi que plusieurs membres de la famille Goldman : son neveu (sic) Jacob Goldmann, né à Odessa (Crimée / Russie) en 1884 ; son autre neveu Bernard Goldmann, né à Paris en 1888 ; sa nièce Sarah Goldmann, né à Varsovie en 1887. La boutique de tailleur est installée à la même adresse.

En 1914, Henri Hasmann, alors mécanicien, est domicilié au 182, rue de la Convention (Paris 15e). Max Hasmann, 37 ans, né en 1877 à Varsovie, s’est installé avec sa famille comme tailleur au 4 allée Nouvelle.

Le 2 mai 1914 à Paris 15e, Henoch (Henri) Hassmann (sic) épouse Marie Rebecca Leroi, née le 19 avril 1892 à Paris 14e (22 ans), couturière, vivant avec lui et leur fille Claire, dont la reconnaissance est réitérée à cette occasion. Les témoins à ce mariage sont son frère Lazare Hasmann, 34 ans, né en 1880 à Varsovie, tailleur, domicilié 2 passage des Groux à Clamart, marié trois enfants, Max Hasmann et Simon Hasmann, 33 ans, né en 1882 à Varsovie, mécanicien, domicilié 8 rue des Roissys à Clamart.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié rue d’Hastings à Dives-sur-Mer (Calvados – 14), pensionnaire chez un artisan mécanicien qui l’emploie comme ouvrier.

Selon une source, le 11 septembre 1914, à Paris, Henri Hasman s’engage volontairement au « 1er régiment étranger d’infanterie, en section hors rang » ; peut-être plus exactement au 1er régiment de marche de la Légion étrangère (à vérifier…). Mais, le 20 avril 1915, il est réformé n° 2 par la commission spéciale du Rhône.

En 1921, Henri Hasman habite au 134 bis, avenue Victor-Hugo à Clamart. Il est artisan mécanicien et Marie est couturière (chez Petit ?).

Les samedis 22 juin et 6 juillet 1929, paraissent successivement dans La Gazette Normande ( Le Progrès ), hebdomadaire de Dives, Cabourg, Houlgate et toute la région, deux articles polémiques qu’Henri Hasman a rédigé en se présentant comme membre du Club Sportif Divais et ex-secrétaire de la Fédération Sportive du Travail, exprimant son regret de la création de l’Union Divaise, moquant un “notable“ sportif local, et défendant la fusion des deux clubs de football de la petite commune

Le 26 octobre 1929, à Dives-sur-Mer (Calvados – 14), sa fille Claire, 19 ans, se marie avec Basile Sergeff, 35 ans, né en 1896 à Nowotcherkassk (Russie).

Au recensement de 1931 (clôt le 30 mai), Henri Hasman habite au 4 rue Foucher-de-Careil à Dives-sur-Mer, déclaré comme patron mécanicien. Le foyer familial abrite alors son épouse Marie, 39 ans, leur fille Claire, devenue comptable, Pierre (Basile) Sergeff, leur gendre, mécanicien dans l’atelier de son beau-père, Jacques Armand Alexandre Sergeff, leur petit-fils, né le 8 septembre 1930 à Dives, ainsi que Constantin Bochniakoff, né en 1900 à Kerson, pensionnaire, chauffeur, et Alexandre Achourkine, né le 14 avril 1901 à Nowotcherkassk (Russie), pensionnaire, mécanicien.