Henri NOZIÈRES

Matricule 45932
decede
Photographie de Henri NOZIÈRES
Henri Nozières soldat, vers 1924-1925 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/04/nozieres-henri/
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Henri Nozières naît le 2 août 1904 à la maternité de l’hôpital Saint-Louis à Paris 10e, fils d’Henri Eugène Nozières, 31 ans, sellier, et de Louise Eugénie Lobjoit, 26 ans, son épouse, domiciliés au 24, rue du Terrage. Ses parents ont précédemment eu un premier fils, Eugène Auguste, né 22 août 1903, mais décédé chez eux un mois plus tard.

Après la naissance d’Henri, les Nozières ont deux filles : Lucienne, née le 25 octobre 1905, puis Marie Louise, née le 21 avril 1909, alors que la famille est domiciliée au 11, rue Sainte-Marthe.

En 1914, la famille a emménagé rue du Parc à Bobigny [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), probablement dans un nouveau secteur de lotissement divisé en terrains de petites tailles.

Dans la nuit du 1er au 2 février 1920, le père de famille, alors veilleur de nuit, décède route des Petits Ponts, devenue rue Henri-Barbusse, à Bobigny (décès déclaré par un garde champêtre et un appariteur de la ville).

Henri Nozières vit ensuite avec sa mère et ses sœurs dans une maisonnette en bois dite « Villa Bien Gagnée », située (en 1924) entre les n° 16 et 34, rue du Parc prolongée à Bobigny ; très probablement le domicile où ils vivent déjà depuis plusieurs années.

Le jeune homme commence à travailler comme mouleur ou fondeur à La Folie.

Le 20 novembre 1923, Henri Nozières est élu secrétaire du groupe de Bobigny des Jeunesses communistes de la Seine. Cinq jours plus tard, il est élu membre de la commission exécutive des Pupilles de la 4e Entente. Le 20 juillet 1924, il est élu membre du Cercle d’Études de cette C.E. Il est alors employé au service du nettoiement de la commune de Bobigny. En septembre de cette année, il fait l’objet d’une note des Renseignements généraux de la préfecture de police mentionnant ses engagements politiques, document qui servira une vingtaine d’années plus tard à justifier la répression le visant.

Entre temps, le 14 décembre 1923, sa sœur Lucienne s’est mariée à Bobigny, quittant le foyer.

Le 10 novembre 1924, Henri Nozières est appelé à accomplir son service militaire et rejoint, quatre jours plus tard, l’artillerie de la 3e division légère. Alors qu’il est sous les drapeaux, la Fédération nationale des JC lui adresse le journal La Caserne et son supplément La page de J. Le Goin du 20 février 1925. Le 8 mai 1926, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 2 avril 1927 à Drancy, Henri Nozières se marie avec Marthe Brigitte Bouvenot, née le 5 janvier 1905 à Pantin.

En 1931, Henri Nozières est employé communal comme cantonnier à Bobigny.

Il habite alors rue Louise-Michel avec son épouse, sa mère, alors ouvrière chez Rousselle, et sa sœur Marie, ouvrière chez Chire à Paris ; il est très probable que leur domicile soit resté le même, mais que la rue ait changé de nom sur décision du conseil municipal (à vérifier…).