Hilaire SARTORIO

Matricule 46097
decede
Photographie de Hilaire SARTORIO
Hilaire Sartorio © Alain Sartorio D.R. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/05/sartorio-hilaire/
Convoi 45000

Hilaire Sartorio naît le 2 janvier 1899 à Paris 19e arrondissement, chez ses parents, Emmanuel Sartorio, 41 ans, fumiste, et Victorine Clotilde Marie Morel, 37 ans, blanchisseuse, domiciliés au 13, rue Riquet. Tous deux seront décédés au moment de son arrestation.

Le 10 février 1907, son père, devenu chaudronnier, âgé de 49 ans, décède au domicile familial, alors au 5, rue Riquet.

Resté auprès de sa mère, Hilaire Sartorio commence à travailler comme chaudronnier en fer.

À partir du 19 avril 1918, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 10e régiment d’infanterie. Le 30 juillet 1919, il passe au 16e régiment de chasseurs à cheval. Le 9 juin 1920, il est nommé cavalier de 1ère classe. Le 9 juin 1920, il passe au 85e régiment d’artillerie lourde. Le 21 mars 1921, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Au printemps 1922, Hilaire Sartorio vit toujours rue Riquet avec sa mère et son frère ou son oncle (?) Henri, lui aussi chaudronnier.

Le 24 juin 1922 à la mairie du 19e arrondissement, Hilaire Sartorio se marie avec Sylvie Françoise Hortense Thienpont, née le 7 février 1904 à Paris 19e. Ils ont un fils, Georges, né le 22 mars 1923, à Paris 19e.

La famille s’installe au 6, rue de Thionville, à Paris 19e ; au moins jusqu’au printemps 1936.

Le 1er février 1925 en soirée, la mère d’Hilaire décède à son domicile.

Hilaire Sartorio est chaudronnier à la Compagnie du Gaz de Paris, dans une usine sise 222, rue d’Aubervilliers à Paris. Il est adhérent au Syndicat général unitaire du personnel de la Société du Gaz de Paris.

Le 8 août 1927, place du Combat (colonel Fabien), lors d’une ample manifestation pour sauver Sacco et Vanzetti de la chaise électrique [1], Hilaire Sartorio est arrêté par des gardiens de la Paix du commissariat de police de l’hôpital Saint-Louis avec trois autres ouvriers – dont deux de la Compagnie du Gaz – « pour violences et outrages, […] entraves à la liberté du travail » ; Hilaire Sartorio aurait frappé un agent de coups de poing au visage. Il est conduit au dépôt de la préfecture de police, sous le Palais de Justice. Deux jours plus tard, le 10 août, la 11e chambre du tribunal de police correctionnelle de la Seine le condamne à 25 jours de prison avec sursis pour rébellion à agents (ce qui entraîne sa rétrogradation au titre de soldat de 2e classe dans l’année de réserve).

Le 15 décembre 1932, lors d’une tentative de manifestation des employés des services publics place de l’Opéra, il est de nouveau appréhendé, mais sans aucune suite judiciaire.

À un date restant à préciser, il adhère au Parti communiste comme membre du rayon du 20e arrondissement de la région de Paris-Ville.