Adrien COLLAS

Matricule 45382
decede
Photographie de Adrien COLLAS
Adrien Collas à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/04/collas-adrien-emile-henri/
Convoi 45000

Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oswiecim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Adrien Collas naît le 23 septembre 1888 à Épizon (Haute-Marne), au domicile de ses parents Rémi Jules Collas, 45 ans, maçon, et de Marie Clémentine Collas (une cousine ?), son épouse, 40 ans. À sa naissance Adrien a déjà sept frères et sœurs : Célestin, 19 ans, Maria 17 ans, Henri, 16 ans, Marie, 13 ans, Paul, 12 ans (né le 21 février 1882), Joseph, 10 ans, Berthe, 8 ans. Six ans après lui naît son frère Marcel.

Le 23 août 1897, leur mère décède au domicile familial, âgée de 49 ans.

Au recensement de 1906, les frères Adrien et Paul n’habitent plus avec leur père à Épizon. En avril 1911, Paul Collas, qui a commencé à travailler comme maçon, habite à Savonnières-en-Perthois (Meuse). Sous le territoire de la commune existe un réseau de carrières souterraines desquelles est tirée de la pierre de taille (dite pierre de Savonnières, un calcaire jurassique de couleur blonde) et qui fournit du travail à nombre d’habitants.

Pendant un temps, Émile, Henri, Adrien, Collas travaille comme carrier.

Savonnières-en-Perthois, dans les années 1950 (?). Au premier plan, l’église Saint-Maurice, dépourvue de clocher. Carte postale colorisée, collection Mémoire Vive.

Le 8 octobre 1909, afin d’accomplir son service militaire, il est incorporé comme soldat de 2e classe à la 6e section d’infirmiers militaires. Le 24 septembre 1911, il passe dans la disponibilité et se retire à Savonnières-en-Perthois.

Rappelé à l’activité par le décret de mobilisation générale du 2 août 1914, il rejoint son détachement le jour même et part « aux armées ». Le 21 novembre 1916, il passe au 3e régiment d’artillerie à pied. Le 21 juin 1917, il est évacué pour maladie et admis à hôpital 60 d’Amiens. Le 26 juillet, il rejoint son unité. Le 14 août 1918, il est de nouveau évacué vers un hôpital, puis rentre aux armées le 9 octobre. Le 16 novembre 1918, il passe au 156e RAP. Le 27 décembre 1918, il est de nouveau évacué vers un hôpital pour maladie. Il rentre aux armées le 6 janvier 1919. Le 27 mars 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire à Savonnières-en-Perthois. En 1927, Adrien Collas militera à l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC).

C’est un militant syndical : en avril 1922, il est trésorier adjoint de l’Union départementale CGTU de la Meuse, qui groupe alors 650 cotisants, dont 310 ouvriers du Bâtiment, 210 ouvriers carriers, 70 ouvriers des PTT et 60 de l’Ameublement.

À la mi avril 1926, la petite famille d’Adrien est domiciliée rue de l’Église, où elle voisine avec son frère Paul Collas et de sa propre famille. Adrien alors est carrier chez Fèvre et Compagnie.

En 1927, Adrien Collas assure le secrétariat du syndicat unitaire des carriers de Savonnières-en-Perthois, succédant à son frère Paul, parti pour Wassy (52) début avril.

Fin mars 1931, Adrien est carrier au Granit (sic). Fin mars 1936, Pierre n’est pas recensé au domicile de ses parents. Adrien Collas est alors devenu patron maçon.