Adrien GENTIL

Matricule 45588
inconnu
Photographie de Adrien GENTIL
Adrien Gentil DR livre d’Alain Alexandre et Stéphane Cauchois — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/03/gentil-adrien-jean-baptiste-marceau/
Convoi 45000

Adrien, Jean-Baptiste, Gentil naît le 10 août 1916 à Rouen (Seine-Maritime [1] – 76).

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 103, rue Albert-Thomas, au Petit-Quevilly, à l’ouest de Rouen, dans la boucle de la Seine (76). Il est célibataire.

Il est ouvrier dans une usine de papier-carton.

Membre des Jeunesses communistes, il est l’un des dirigeants de la Commission exécutive de l’Union départementale CGT (1938/39).

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1941, Adrien Gentil est arrêté à son domicile pour « activités communistes », par des policiers allemands et français, lors de la grande rafle de Rouen et de sa banlieue [2].

Il fait partie des hommes rassemblés à la caserne Hatry de Rouen, puis transférés le 30 octobre au camp allemand de Royallieu à Compiègne [3] (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ) ; matricule 2079.

Dans un message sorti clandestinement, un camarade de Maromme, Marcel Lecour, demande de faire prévenir certaines personnes, parmi lesquelles M. Gentil, « que le membre de leur famille absent est en bonne santé et arrivé ce jour à Compiègne ».

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande, en application d’un ordre de Hitler.

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Adrien Gentil est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 45588, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule – floue par “bougé” – a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.