Albert BEAURE

Matricule 45214
decede
Photo non trouvée pour Albert BEAURE
Image de remplacement. Photographie de Albert BEAURE non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Albert Beaure naît le 24 novembre 1887 à Choisy-le-Roi [1] (Seine / Val-de-Marne – 94), fils de Pierre Beaure, 35 ans, mégissier, et de Mélanie Magdelaine, son épouse, 32 ans, blanchisseuse, domiciliés au 34, rue de l’Épinette. Il a peut-être un frère aîné, Amédée, né le 29 avril 1883.

Pendant un temps, il habite chez ses parents, voie des Roses, à Choisy, et travaille comme emballeur.

Le 6 octobre 1908, il est incorporé au 115e régiment d’infanterie afin d’y accomplir son service militaire. Le 21 mai 1909, il est désigné comme musicien (grosse caisse). Il est renvoyé dans ses foyers le 25 septembre 1910.

Le 3 juin 1911 à la mairie de Vitry-sur-Seine (94), Albert Beaure se marie avec Léontine Virginie Gressier, née le 9 décembre 1882 à Auffrique-et-Nogent (Coucy-le-Château-Auffrique, Aisne), dont les deux parents sont décédés, domiciliée au 37, avenue Rouget-de-l’Isle, à Vitry, chez son frère Léon qui est un de ses deux témoins.

À la suite du décret de mobilisation générale du 2 août 1914, il est rappelé à l’activité militaire. Il part aussitôt « aux armées ». Le 20 septembre suivant, il est nommé caporal. Le 1er avril 1916, la commission de réforme du camp de Coëtquidan le classe « service auxiliaire » pour « i mpotence fonctionnelle du poignet droit (blessure de guerre) ». Il quitte la zone des armées le 28 décembre 1917. Le 23 mars 1919, il est démobilisé et se retire au 3, voie des Roses. Le 18 décembre 1919, la 1re commission de réforme de la Seine le propose pour une pension temporaire de 20 % pour « reliquat de paralysie du brachial droit ». En 1929, il est domicilié au 13, voie des Roses, à Choisy-le-Roi.Le 16 août 1930 à Choisy, il épouse Germaine Feunot en secondes noces. Ils n’ont pas d’enfant.

De 1929 à 1939, Albert Beaure déclare comme profession “emballeur” (lors de son arrestation il est déclaré “courtier en assurances” ; une liste établie à la Libération indique “représentant”).

Élu conseiller Prud’homme, il aide de nombreux salariés à bénéficier d’une décision équitable lors des conflits avec leurs employeurs.

Sous l’occupation, la police française note qu’il « participe très activement à la propagande clandestine ».

Le 5 octobre 1940, Albert Beaure est appréhendé « comme syndicaliste » par la police française lors de la grande vague d’arrestations organisée dans les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise par les préfets du gouvernement de Pétain contre des hommes connus avant guerre pour être des responsables communistes (élus, cadres du PC et de la CGT) ; action menée avec l’accord de l’occupant.

Après avoir été regroupés en différents lieux, 182 militants sont conduits le jour-même en internement administratif au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé à cette occasion dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.

Aincourt. Le sanatorium de la Bucaille. Au premier plan, le pavillon qui fut transformé en camp d’internement. Carte postale oblitérée en 1958. Coll. Mémoire Vive.