Albert DUGALÈS

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survivant
Photographie de Albert DUGALÈS
Albert Dugalès à Auschwitz le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/03/dugales-albert-julien-marie/
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Albert (dit « Bébert »), Julien, Marie, Dugalès naît le 25 septembre 1894 à Guéhenno (Morbihan – 56), fils d’Eugène Dugalès, 29 ans, menuisier, et de Jeanne Baucher, 27 ans, domiciliés “au bourg”. À sa naissance, Albert a déjà deux frères : Eugène, 4 ans, et Pierre, 3ans. En 1896, son père est devenu aubergiste.

Plus tard, la famille s’installe à Billio, village voisin (56).

Très jeune, Albert part travailler dans la région parisienne comme maçon, habitant à Versailles (Seine-et-Oise / Yvelines – 78).

Le 5 septembre 1914, il est incorporé au 109e régiment d’infanterie. Le 10 novembre suivant, il arrive “aux armées” (en zone de combat, sur le front). Le 20 décembre, il est blessé à la main et au poignet droit par un éclat d’obus. Le 22 décembre, il est admis à l’hôpital n° 2 d’Abbeville. Le 16 février 1915, il est transféré à l’hôpital n° 22 de Versailles. Du 29 mai au 5 juillet suivant, il est soigné à l’hôpital Michelet de Vannes. Le 3 juillet, la commission de réforme de la Seine le propose pour la réforme n° 1. Le 15 novembre, il est effectivement réformé par décision ministérielle avec gratification renouvelable de 5e catégorie. Le 11 juin 1930, la commission de réforme n° 1 complétera en proposant une « pension permanente [d’]invalidité de 50 % pour mutilation de la main droite […] , fracture mal consolidée avec perte de substance des deux deniers métacarpes, immobilisation en flexion de l’annulaire et de l’auriculaire, pince imparfaite du pouce avec les deux premiers doigts, raideur du poignet … ». Comme « marque particulière », il gardera une cicatrice de 8 cm au poignet.

De retour à Versailles, domicilié au 2 rue de l’Occident, il travaille pendant un temps comme déménageur.

Le 10 septembre 1921 à Paris 15e, il épouse Louise Marie Bousquet, 24 ans, née le 27 septembre 1896 à Paris 17e, brocheuse. Leur fille, Simone Albertine, naît le 13 janvier 1924 à Versailles.

En 1931, la famille Dugalès habite à Orgerus (78), au centre bourg. Albert travaille comme facteur aux PTT.

Plus tard, la famille est domiciliée au 16, rue de Noailles à Versailles, où Albert Dugalès est propriétaire d’un café-bar (dans la même rue que la caserne Hoche : quelle proximité ?).

Il est membre du Parti communiste, et, selon une notice individuelle remplie ultérieurement par le commissaire central de Versailles, son établissement est le siège d’une cellule communiste de cheminots. Par ailleurs, Albert Dugalès tient la buvette lors des fêtes champêtres communistes.

Le 3 juin 1940, lors du bombardement de Versailles, il manifeste « son courage et son abnégation », selon un témoignage ultérieur de son épouse.

Le 19 novembre, la Cour d’appel de Paris le condamne à six mois d’emprisonnement avec sursis pour recel [?]. Mis dans l’incapacité de gérer son établissement, il en confie la gérance à l’épouse de Marcel Stiquel, interné à Aincourt.

Le 5 janvier 1941, Albert Dugalès est arrêté par la police française. Inculpé d’infraction au décret du 19 septembre 1939, il est écroué à la Maison d’arrêt de Versailles.