Albert FOUQUET

Matricule 45553
decede
Photographie de Albert FOUQUET
Albert Fouquet © Didier Fouquet — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/fouquet-albert-jean/
Convoi 45000

Albert, Jean, Marie, Fouquet naît le 16 mars 1902 à Paris 14e, fils de Jean Fouquet, 25 ans, employé, et de Jeanne Day, son épouse, 22 ans, domiciliés au 10, passage Bournisien (dans le prolongement de la rue Croce-Spinelli, entre la rue Vercingétorix et la rue Blottière, disparue, près de la voie de chemin de fer partant de la gare Montparnasse ; secteur aujourd’hui réaménagé pour former le square du cardinal Wyszynski).

En 1922, ses parents habitent au 53, rue Franklin, à Courbevoie (Seine / Hauts-de-Seine – 92) ; Albert Fouquet vit peut-être encore avec eux. Il commence à travailler comme mécanicien.

Le 12 mai 1922, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 68e régiment du Génie afin d’accomplir son service militaire. Le 10 avril 1923, il passe au 15e régiment du Génie. Le 6 novembre suivant, il passe dans la disponibilité, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 19 septembre 1925 à Courbevoie, Albert Fouquet se marie avec Suzanne Natural, née le 29 décembre 1903 à Marly-le-Roi (Seine-et-Oise). Ils auront un fils : Jean, Albert, né le 2 mai 1926 à Paris 13e.

En décembre, Albert Fouquet déclare habiter au 1, avenue d’Argenteuil, chez M. Natural (beau-père présumé) à Asnières (Seine).

En avril 1928, il semble s’être installé chez ses propres parents, au 53, rue Franklin, à Courbevoie. En janvier 1929, il habite au numéro 17 de cette rue.

Du 26 août au 15 septembre 1929, il effectue une période de réserve au C.M. Génie n° 15.

En novembre 1933, il demeure au 48, rue de l’Avenir à Asnières ; en mai 1935, au 109 boulevard de Saint-Denis à Courbevoie ; en février 1936, au 49, rue Lambrech, toujours dans cette commune. Ensuite, pendant sept ans, il habitera au 125, boulevard de Verdun, bâtiment C, 7e étage, où il aura pour voisin Maurice Guerrier.

Albert Fouquet est ajusteur outilleur. Pendant un temps, il travaille à l’usine Hispano-Suiza.

En 1935, il entre aux établissements Citroën, groupe de Levallois. En 1936, étant secrétaire syndical dans l’entreprise, il participe aux mouvements de grève. En novembre 1936, l’autorité militaire le classe dans l’ “affectation spéciale” au titre de son entreprise. Il est également membre de l’Amicale socialiste de Citroën.

Le 30 novembre 1938, il participe au mouvement national de grève lancé pour protester contre l’abandon des acquis du Front populaire, ce qui entraîne son licenciement. Suite à cet événement, il déclarera plus tard ne plus s’occuper de rien, hormis le bien-être de sa famille.

Il est alors embauché à la fabrique de Matériel électrique aéronautique (MEA), sise au 14, rue Adam-Ledoux à Courbevoie.