Albert GUILLERMOU

Matricule 45643
decede
Photographie de Albert GUILLERMOU
Albert Guillermou, détourage photo d’immatriculation à Auschwitz, P. Cardon — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/11/guillermou-albert-alain/
Convoi 45000

Albert, Alain, Guillermou naît le 15 août 1921 à Paris 13e, à la maternité de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, fils d’Alain Guillermou, 28 ans, paveur, et de Marie Anne Clément, 24 ans, son épouse, domiciliés au 5 bis rue Michal. En décembre 1925, tous trois emménagent au 49 rue des Cinq Diamants (Paris 13e). Fin novembre 1930, ils sont au 7 allée des Lilas à L’Haÿ-les-Roses [1] (Seine / Val-de-Marne – 94).

Le 30 novembre 1932, la mère d’Albert, Marie Anne, décède à L’Haÿ-les-Roses, âgée de 35 ans.

Début juin 1936, père et fils vivent au 4 sentier Darwin à Villejuif (94), avec une amie bretonne, commerçante, et son fils.

Au moment de son arrestation, Albert Guillermou est domicilié avec son père au 18, rue de Verdun à Villejuif.

Sa profession reste à préciser…

Le 30 octobre 1940, Albert Guillermou est arrêté – probablement seul – par la police française (le brigadier Guimelli du commissariat de Gentilly) pour « détention de tracts ». Il est inculpé d’infraction au décret du 26-9-1939.

Le 2 décembre, il comparaît devant la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine ; son père a été convoqué à l’audience comme civilement responsable. Albert Guillermou est condamné à trois mois d’emprisonnement et à une peine d’amende.

À l’expiration de sa peine, il est libéré et reprend l’action clandestine.

Le 4 octobre 1941, à Chevilly-Larue (94), son père se remarie avec Mélanie Barnier. Celle-ci emménage chez les Guillermou avec son propre fils, Jean Régis, né en 1922 d’un précédent mariage.

Le 28 avril 1942, Albert Guillermou est arrêté à son domicile, comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée par « les autorités d’occupation » dans le département de la Seine, avec le concours de la police française, et visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin ayant précédemment fait l’objet de poursuites policières et/ou judiciaires pour activité clandestine (qu’ils aient ensuite été condamnés ou non), notamment de jeunes mineurs remis à leur famille.

Les hommes arrêtés sont rapidement conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager) .

Le camp vu depuis le mirador central. Les “politiques français” étaient dans le secteur constitué par la ligne de bâtiments de gauche (“ camp communiste ”) Photo Hutin, Compiègne, carte postale. Droits réservés.