Albert VALLETTE

Matricule 46169
decede
Portrait de Albert VALLETTE
Portrait civil d’Albert Vallette, photographie relevée par Denise Archimbault au cimetière de Malaunay. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Albert, Daniel, Ernest, Vallette naît le 3 janvier 1905 à Blosseville[-sur-Mer] (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76), chez ses parents, Daniel Vallette, 26 ans, maréchal-ferrand, et Marie Gand, 20 ans.

Le 23 janvier 1928, à Eslettes (76), Albert Vallette se marie avec Madeleine Lemonnier.

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 12, rue Léon-Malandin, à Malaunay (76).

Il est ouvrier à L’Oyonnithe, usine produisant des matières plastiques et du celluloïd à Monville.

Il est adhérent à la CGT et au Parti communiste.

Le 4 août 1941, répondant à une note du préfet de Seine-Inférieure datée du 22 juillet, le commissaire principal de police spéciale de Rouen transmet à celui-ci une liste nominative de 159 militants et militantes communistes de son secteur dont il préconise de prononcer l’internement administratif dans un camp de séjour surveillé, tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et « par tous les moyens ». Parmi eux, Albert Vallette…

Le 21 octobre suivant, à 6 heures du matin, celui-ci est arrêté à son domicile par le commissaire Madelaine, appuyé par des gendarmes français, lors de la grande rafle des militants de Rouen et sa région [2].

Rouen. La caserne Hatry dans les années 1920. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Il est d’abord conduit à la caserne Hatry de Rouen, puis transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne [3] (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager) .

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande, en application d’un ordre de Hitler.

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises.