Albin DESMAZES

Matricule 45466
decede
Photographie de Albin DESMAZES
Albin Desmazes. Dessin effectué par un i autre interné de Compiègne. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/01/desmazes-albin/
Convoi 45000

Jusqu’à son arrestation, il est domicilié au 4, rue Carnot, puis rue Saint-Germain à Achères.

Militant communiste et syndicaliste actif, Albin Desmazes est secrétaire de la Section du Parti Communiste d’Achères, secrétaire du syndicat CGT des cheminots d’Achères, membre des Amis de l’Union Soviétique et du Secours Populaire.

Albin Desmazes est élu maire communiste de cette commune en 1929.

Le Parti communiste le présente aux élections législatives de mai 1932 et d’avril-mai 1936 dans la deuxième circonscription de Versailles (Maisons-Laffitte, Meulan, Poissy). Il devient conseiller d’arrondissement d’Achères en 1936.

Il est membre du Conseil d’administration de la SNCF, région Ouest, en 1937.

Lors des élections cantonales d’octobre 1937, le Parti communiste le présente comme candidat au Conseil d’arrondissement dans la circonscription de Maisons-Laffitte.

À la suite de la grève du 30 novembre 1938 – lancée pour défendre les acquis du Front populaire et qui donnera lieu à une sévère répression gouvernementale et patronale – il est déplacé au dépôt de Saint-Sulpice-Laurière (Haute-Vienne) par mesure disciplinaire. Il doit prendre pension sur place.

Fin 1939, après la dissolution du PCF dans le cadre de la “drôle de guerre”, Albin Desmazes est suspendu de son emploi à la SNCF, pour son engagement communiste.

En octobre 1939, il est également suspendu de ses mandats électifs, puis déchu en janvier 1940, comme élu communiste.

En décembre 1939, il est arrêté et incarcéré, en tant que communiste, à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e, jusqu’en juillet 1940.

Ses relations avec le Parti Communiste sont devenues difficiles et restent mal connues (il écrira à sa femme, de Compiègne le 27 avril 1942 : « avoir été exclu d’un parti n’a pas annihilé la volonté de l’homme que je suis et resterai »).

Il part habiter à Thorigny (Seine-et-Marne – 77) au 14 rue de Chaâlis, chez ses beaux-parents – alors sur les routes de l’exode – et y est rejoint quelques jours plus tard par sa femme, sortant elle aussi d’incarcération. Il y demeurera jusqu’à son arrestation par les Allemands. Il travaille alors à Paris.