André AMAROT

Matricule 45168
decede
Photographie de André AMAROT
André Amarot fiche de police, commissariat de Vitry. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2020/07/amarot-andre/
Convoi 45000

André Amarot naît le 23 mars 1902 à Sornac, à 20 km d’Ussel (Corrèze), chez ses parents, Pierre Amarot, 48 ans, et Marie, Françoise, Lecadet, son épouse, 41 ans, petits agriculteurs domiciliés aux Valettes, une ferme en location. Cette famille de onze enfants est durement éprouvée par la guerre de 1914-1918 : deux fils tués, deux revenus grièvement blessés. André Amarot a un frère, Émile, le 21 avril 1905, domicilié à Vitry en 1945 et travaillant comme manœuvre.

Au moment de son arrestation, André Amarot est domicilié au 37, avenue du Rocher [1] à Vitry-sur-Seine [2] (Seine / Val-de-Marne) ; près de la gare.

Officiellement célibataire, sans enfant, il a une compagne : Marthe Fargeix, veuve Merlot, née le 12 décembre 1912 à Ivry-sur-Seine (94) ; pourtant, lors de son procès, il est déclaré marié.

André Amarot est ouvrier paveur dans une entreprise travaillant pour la ville (sur les listes électorales de 1945, il est inscrit comme teinturier).

Adhérent du Parti communiste, il milite dans la cellule du Port à l’Anglais. Il est membre des Amis de l’URSS .

Lors d’une perquisition après la dissolution du Parti communiste probablement, la police trouve son nom sur une liste de la permanence du 11, place de l’Église à Vitry (11, rue Darnétal ?).

Le 10 mai 1941, André Amarot est arrêté pour distribution et/ou possession de tracts. Probablement inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939 (interdiction de la propagande communiste), il est placé sous mandat de dépôt le lendemain et écroué à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e).

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée. (montage photographique)

Le 16 mai 1941, il comparaît – seul – devant la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine qui le condamne à trois (ou quatre ?) mois de prison. Il est transféré à l’établissement pénitentiaire de Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

À une date restant à préciser, il est transféré à la Maison centrale de Poissy (Seine-et-Oise / Val-d’Oise).

Au deuxième plan, la Maison centrale de Poissy vers 1916. Carte postale. Collection Mémoire Vive