André AMIARD

Matricule 45169
decede
Photographie de André AMIARD
André Amiard le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/01/amiard-andre-ferdinand/
Convoi 45000

André, Ferdinand, Amiard naît le 30 mai 1903 à Pontoise [1] (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), chez ses parents, Adrien Amiard, 46 ans, menuisier, et Eugénie Dubois, 40 ans, son épouse, alors domiciliés au 2 bis, rue de l’Éperon (tous deux seront décédés au moment de son arrestation). André a deux frères et trois sœurs (à vérifier), dont Valentine, née le 18 février 1898.

À partir de 1935 et jusqu’au moment de son arrestation, André Amiard est domicilié au 44, rue de la Rochelle à Mitry-le-Neuf [2], quartier de Mitry-Mory (Seine-et-Marne – 77), dans un pavillon dont il est propriétaire et où il vit avec sa sœur et le mari de celle-ci, Maurice L., André lui-même étant célibataire.

Carte militaire éditée en 1920 (reprise d’une édition antérieure), avant le développement des lotissements. Collection Mémoire Vive.

Les deux beaux-frères sont des militants actifs au Parti communiste. André Amiard est secrétaire d’une cellule de Mitry-Mory (n° 234 ou 235), son beau-frère en étant le trésorier.

André Amiard est employé de bureau (inspecteur d’assurance), travaillant à la Garantie mutuelle des fonctionnaires , au 7bis, rue de Téhéran, Paris 8e, à la veille de son arrestation.

Le 3 septembre 1939, il est mobilisé à la 16e batterie de repérage. Un an plus tard, le 3 septembre 1940, il est renvoyé dans ses foyers par le centre de démobilisation de Tarbes.

Après son retour, il reste actif au sein du PCF clandestin.

Le 20 octobre, André Amiard est arrêté avec son beau-frère par les services de la police d’État de Seine-et-Marne pour distribution de tracts. Le 31 octobre, le Tribunal correctionnel de Meaux les condamne tous les deux à trois mois d’emprisonnement. Le 25 janvier, 1942, à l’expiration de leur peine, ils sont remis en liberté.

Par la suite et selon la police, André Amiard ne se fait plus remarquer par son activité politique.

Le dimanche 19 octobre 1941, il est appréhendé lors d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre des communistes de Seine-et-Marne, pris comme otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte – incendies de meules et de hangars – ayant eu lieu dans le département.

André Amiard est rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ), parmi 86 Seine-et-Marnais arrêtés en octobre (42 d’entre eux seront des “45000”). Il y est enregistré sous le matricule n° 1823 et assigné au bâtiment A1.

Le quartier “A” de la caserne de Royallieu à Compiègne, futur “camp des communistes” du Frontstalag 122 ; à droite, sont visibles les bâtiments A4, A5, A6, A7 et A8. Carte postale des années 1930. Collection Mémoire Vive.