André CAYZAC

Matricule 45344
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Photographie de André CAYZAC
André Cayzac avant guerre (DR © Maurice Cayzac) — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2015/01/cayzac-andre-albert/
Convoi 45000

André, Albert, Cayzac naît le 20 juillet 1899 à Paris 14e, à la maternité de Port-Royal, au seins d’une famille nombreuse, fils de Frédéric Cayzac, 32 ans, alors charbonnier (plus tard garçon-livreur ?), et de Marie Mercadier, son épouse, 26 ans, « même profession », domiciliés au 7, rue Gassendi, près du cimetière Montparnasse.

André Cayzac entre au petit séminaire de l’église catholique afin de pouvoir poursuivre des études jusqu’au baccalauréat. Celles-ci achevées, il déclare avoir une vocation insuffisante pour entrer dans les ordres.

En 1917, il se porte volontaire pour participer à la guerre, mais n’est pas engagé sur le front.

Le 2 juin 1920, alors qu’il est soldat de 2e classe de l’école d’aviation militaire d’Istres (Bouches-du-Rhône), « en liberté provisoire à la section des insoumis », il passe en Conseil de guerre pour « Outrage envers un supérieur à l’occasion du service – Provocation de militaires à la désobéissance ». On lui reproche d’avoir « incité un certain nombre d’élèves-pilotes (…) à faire une manifestation et une réclamation collective en vue d’obtenir l’élargissement de six de leurs camarades incarcérés à la prison de l’école (…) par mesure disciplinaire (?) … » et d’avoir « outragé par parole son supérieur, le maréchal-des-logis J. (…) en poussant à (son) adresse (…) les cris hostiles de “ Hou, hou. ”… » (lequel) « les a distinctement entendus… ».

André Cayzac est condamné à six mois de prison et conduit au fort Saint-Jean, à Marseille.

Selon un certificat de la société du Film Triomphe , André Cayzac travaille du 1er octobre 1921 au 1er octobre 1923 comme « administrateur de tournées cinématographiques » (département supprimé…).

Il est également comédien. Recommandé à Mounet-Sully par un de ses anciens professeurs de français du séminaire, il interprète Tiburce de Lorget dans L’Aiglon d’Edmond Rostand (peut-être avant 1914). Il joue également en tournée avec Pierre Brasseur.

À l’été 1923, il est embauché pendant deux mois pour jouer au théâtre du Casino de Paramé (il est alors domicilié au 47, rue des Volontaires à Paris 15e).

Le 4 décembre 1923 à Cachan, André Cayzac épouse Marie Berthelet (ou Berthelot), mais le couple divorcera sans avoir d’enfant.

En juin 1924, André Cayzac postule pour travailler sous la direction du réalisateur Abel Gance en Italie. En août de cette même année, il se rend à Rome pour travailler comme « artiste cinématographique ». Il tourne dans Ben-Hur de Fred Niblo, des studios Metro-Goldwyn-Mayer (tourné en 1924, sorti à la fin 1925), ayant un tout petit rôle ou comme simple figurant.

Pendant un temps, André Cayzac est camelot sur les marchés (que vend-il ?).

En 1927, il adhère au Parti communiste et au Secours rouge (futur Secours populaire). Il se fait aussitôt connaître sous le pseudonyme de “Derna” (anagramme de son prénom, André) ; peut-être son ancien nom d’acteur… Bon orateur, il fait office de “speaker” (animateur) dans les meetings politiques et se montre un contradicteur habile dans les débats publics.