André DURET

Matricule 45515
decede
Photographie de André DURET
André Duret 1939 © Claude Duret — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/duret-andre/
Convoi 45000

André Duret naît le 5 novembre 1916 à la maternité de l’hôpital Beaujon, 208 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e, fils de Louis Duret, 30 ans, et de Charlotte Lhardy, 29 ans, couturière, son épouse, domiciliés (depuis avril 1913) au 29 rue Poccard à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine). Ils ont déjà un fils, Jacques Louis, né le 13 mars 1915.

Lors de la naissance des deux garçons, leur père est absent. Rappelé à l‘activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, Louis Duret avait rejoint le 5e régiment d’artillerie lourde trois jours plus tard. Le 1er novembre 1915, il était passé au 32e régiment d’artillerie de campagne.

Le 1er juillet 1917, il doit passer à la 24e section de Commis et ouvriers d’administration, mais ne “rejoint” pas. Le 23 août suivant, il passe au 22e régiment d’artillerie de campagne. Le 2 janvier 1916, il est détaché à l’usine Kelsch et Compagnie à Levallois-Perret. Mais, un an et demi plus tard, le 15 août 1917, ayant demandé à retourner au front, Louis Duret “rentre au dépôt”, avant de rejoindre le 22e R.A.C. Le 14 mars 1919, il est mis en congé de démobilisation.

En novembre 1921, la famille vient habiter au 100, rue Perronnet à Levallois-Perret.

En 1924, la famille est installée au 13, rue Voltaire à Levallois-Perret.

Au moment de son arrestation, André Duret, célibataire, est toujours domicilié chez ses parents.

En 1936, André Duret est employé chez Peugeot à Levallois. Son frère Jacques travaille aux PTT à Paris.

André Duret devient (chef-)comptable, peut-être à la Compagnie des Messageries Maritimes Vairon (?) sise au 7 rue Mayran, en face du square de Montholon, à Paris 9e.

Il est membre de l’ Étoile Rouge Sportive de Levallois , peut-être comme dirigeant.

Il est probablement mobilisé à partir de la fin août 1939 (réformé, il sera pensionné de guerre à 25 % pour une atteinte aux poumons).

En septembre 1939, son club sportif fait partie des nombreuses associations dissoutes pour n’avoir pas consenti à renier clairement le pacte germano-soviétique. Il ramène alors chez lui une machine à écrire appartenant au club, mais qui ne sera pas utilisée pour dactylographier des tracts clandestins. Il participe ensuite à la création du Club Athlétique de Levallois , dont il est président, dissout à son tour le 26 avril 1940, puis à la création de l’ Association Sportive de Levallois , affiliée à la FSGT. Un rapport du P.C. clandestin daté de mars 1941, et découvert par la police, signalera pour cette commune : « La FSGT fonctionne, la direction nous appartient. La liaison est établie. […] SPORTS – 1 club existe qui est dirigé par nos camarades du Parti. »

Entre temps, le 20 janvier 1941, vers 18 h 30, le commissaire de police de la circonscription de Levallois-Perret (92) effectue une perquisition dans sa chambre, chez ses parents, en son absence. Les policiers découvrent quelques exemplaires de L’Avant-Garde clandestine de novembre 1940 sur une étagère et dans un pardessus. Fouillé en rentrant chez lui, André Duret est trouvé porteur d’une dizaine des mêmes imprimés. Interrogé par l’officier de police, il déclare que les tracts lui ont été remis la veille, dimanche, sur le terrain de sport du 151 rue Danton, mais se refuse à donner le nom de son contact. Le commissaire l’envoie au dépôt de la préfecture de police.