André FONTALBAT

Matricule 45549
decede
Photographie de André FONTALBAT
André Fontalbat le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/12/fontalbat-andre-louis/
Convoi 45000

André, Louis, Fontalbat naît le 7 septembre 1907 à Decazeville (Aveyron).

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 48, rue Daguerre, Paris 14e, près de la villa Adrienne Simon. Il est marié et père de deux enfants.

André Fontalbat travaille comme ouvrier spécialisé aux usines Renault de Boulogne-Billancourt [1].

Le 20 septembre 1941, la police organise chez lui « une visite domiciliaire infructueuse ».

En octobre suivant, il est « signalé comme se livrant à la propagande communiste clandestine ».

Le 28 avril 1942, André Fontalbat est arrêté à son domicile, comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations (397 personnes) organisée par « les autorités d’occupation » dans le département de la Seine, visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin.

Les hommes arrêtés sont rapidement conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager) . André Fontalbat y est enregistré sous le matricule 4069.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, André Fontalbat est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45549 (sa photo d’immatriculation a été retrouvée).

Après les premières procédures (tonte, désinfection, attribution d’un uniforme rayé et photographie anthropométrique), les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.