André, Pierre, Émile, Forget naît le 4 juillet 1893 à Redon (Ille-et-Vilaine), fils d’Édouard Forget, 43 ans, forgeron, et d’Émilie Bertru, son épouse, 31 ans, domiciliés rue des Douves.
Habitant ensuite à Nantes (Loire-Inférieure / Loire-Atlantique) [1], André Forget commence à travailler comme ébéniste.
Le 5 septembre 1914, André Forget est incorporé comme 2e canonnier au 28e régiment d’artillerie (de campagne). Le 17 juin 1915, il part aux armées avec la 35e batterie. Il est cité à l’ordre de son régiment : « Du 23 avril au 11 mai 1916 a, comme pointeur ou comme téléphoniste, assuré son service avec le plus grand calme et le plus beau sang-froid. Légèrement blessé par un obus qui a mis son canon hors de service, puis, dans son service de téléphoniste, a montré sous le feu l’exemple d’un grand courage. » Il reçoit la Croix de Guerre. Le 1er avril 1917, il passe au 48e R.A. (45e batterie). Le 7 septembre suivant, il rejoint l’Armée d’Orient, passant au 4e R.A. le 5 octobre. Le 17 juin 1919, il est rapatrié en France, passant au 51e R.A. le 19 juin. Le 22 août, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire à Nantes, titulaire d’un certificat de bonne conduite.
En 1919, il habite chemin (puis rue) des Baronnies.
Le 22 mai 1920 à Nantes, André Forget épouse Marie Cosson, née à Nantes le 8 juillet 1895, employée de commerce.
En juin 1923, le couple habite au 1 rue du Fou, à Nantes. 1er canton En 1926, ils y vivent avec la mère de Marie, âgée de 66 ans, veuve, et un neveu, Marcel Bureau, 20 ans, charbonnier à la Société d’importation de charbon.
En octobre 1932, André Forget habite au 3, rue du Ballet à Nantes.
En 1936, il y vit seul avec son fils, René, né en 1926. Il travaille alors comme menuisier-ébéniste chez Jarnais.
Le 4 septembre 1937 à Nantes, André Forget se marie avec Joséphine Daniaud, veuve de 43 ans.
Cette année-là et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 15, rue d’Alger à Nantes, une rue parallèle au bras de la Madeleine, près du pont transbordeur.
C’est un militant : au sein de la CGTU, il est responsable du syndicat unitaire du Bâtiment et secrétaire de l’Union locale de 1923 à 1927 ; puis secrétaire du syndicat unitaire de l’Ameublement en 1928 et trésorier de la 15e région de la CGTU entre 1926 et 1928 et trésorier de la fédération unitaire.
En même temps, il est l’un des principaux responsables du Parti communiste à Nantes.