André GAUTHIER

Matricule 45580
decede
Photo non trouvée pour André GAUTHIER
Image de remplacement. Photographie de André GAUTHIER non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

André Gauthier, né le 23 octobre 1903 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), domicilié à Saint-Denis, mort à Auschwitz le 19 février 1943.

André Gauthier naît le 23 octobre 1903 à Saint-Denis [1] (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), chez ses parents, Joseph Gauthier, 25 ans, journalier, et Antoinette Laboucheix, son épouse, 31 ans, domiciliés au 20, rue du Landy. Il a un frère jumeau, Gabriel.

André Gauthier acquiert une formation d’ajusteur monteur diesel.

À partir de 1922, il travaille comme ajusteur mécanicien aux Ateliers de la Loire, 2 quai de la Seine à Saint-Denis.

Le 18 juin 1927 à Brest (Finistère), André Gauthier épouse Marie Le Hir, née le 22 février 1901 dans cette ville. Ils auront deux enfants : Andrée, née le 25 décembre 1929, et Denise, née le 23 juin 1931.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée dans un logement au 13, rue Nicolas-Leblanc à Saint-Denis.

En 1936, André Gauthier est délégué d’équipe. Il reçoit à son domicile des collègues que la police considère comme des sympathisants communistes. Cependant, interrogé après son arrestation, il déclarera n’avoir jamais appartenu au Parti communiste et son épouse témoignera qu’il n’a eu d’activité que syndicale.

Après la déclaration de guerre de septembre 1939, il est “affecté spécial” dans son entreprise, qui produit pour la Défense nationale.

Le 6 décembre 1940, André Gauthier est arrêté par les services du commissariat de police de la circonscription de Saint-Denis. Soupçonné d’activité communiste clandestine, il est appréhendé en application d’un arrêté d’internement signé du préfet de police. Le même jour, il est conduit au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé au début du mois d’octobre 1940 dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt afin d’y enfermer des hommes connus de la police pour avoir été militants communistes avant-guerre.

Centre de séjour surveillé d’Aincourt. Plan de l’enceinte montrant les points d’impact après le bombardement par un avion anglais dans la nuit du 8 au 9 décembre 1940. Arch. dép. des Yvelines (cote 1W71).

Le 31 mars 1941, Marie Gauthier écrit au préfet de Seine-et-Oise pour solliciter une autorisation de visite, indiquant que son mari attend toujours qu’on lui dise le motif de son arrestation et qu’on réponde à une demande de révision de son dossier. Ajoutant que tout secours pour elle et ses enfants lui a été jusqu’ici refusé, elle demande au préfet soit une allocation, soit la libération de son mari. Le même jour, elle envoie au préfet de la Seine une lettre rédigée dans les mêmes termes, dans l’attente d’une allocation aux familles de prisonniers annoncée dans les journaux. Le préfet de la Seine transmet son courrier au préfet de police…

Le 19 novembre 1941, de Brinon, ambassadeur délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, écrit au préfet de police pour lui faire connaître qu’il lui a été demandé de faire procéder à la libération de sept internés, en lui demandant s’il a « une objection grave à formuler à l’encontre de ces libérations, les intéressés s’étant signalés comme étant amendés depuis leur internement. »