Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
André, Henri, Steff naît le 7 août 1904 à Pacy-sur-Eure (Eure), chez ses parents, Henri Steff, 26 ans, chaisier, et Berthe Taverne, son épouse, 20 ans, couturière, domiciliés au 18, rue Montferrand. Auguste Steff, 49 ans (son grand-père ou un oncle ?), chaisier également, est un des deux témoins pour l’inscription du nouveau-né à l’état civil. André est baptisé à l’église de Pacy le 27 août ; il a pour marraine sa tante Berthe Steff. Plus tard, ses parents iront s’installer à Versailles [1] (Seine-et-Oise / Yvelines) – en juillet 1923, ils habitent au 4 rue Saint-Julien -, puis à Colombes (Seine / Hauts-de-Seine).
En 1924, André Steff est inscrit au bureau de recrutement militaire de Versailles.
Le 27 octobre 1923 à Versailles, âgé de 19 ans, André Steff se marie avec Jeanne Oury, née le 4 février 1904 à Paris 14e, gainière . Ils auront deux fils : Robert, né le 24 mars 1924 à Versailles, et Bernard, né le 21 septembre 1926. Mais André Steff quitte le foyer en 1927 ; la Justice le poursuit pour abandon de famille (pour ce motif, il sera condamné avec sursis en juillet 1932). Leur mariage est dissous le 8 mai 1928 par un jugement de divorce prononcé par le tribunal civil de la Seine. Il est plus que probable que les garçons restent avec leur mère, laquelle se remarie en juillet 1931.
En 1932, André Steff demeure au 33 rue de Seine, à Paris 6e. Dans cette période, il vit en ménage avec Fernande C., laquelle décède prématurément.
Polisseur sur métaux, il adhère à l’Union syndicale CGT des travailleurs de la métallurgie.
En 1935, il rejoint le Parti communiste, militant au sein du rayon des 6e et 7e arrondissements de la région Paris-ville.
Après avoir habité au 28, rue Dauphine (6e), il loge alors au 16, rue de l’Échaudé (6e).
Le 9 janvier 1935, la police municipale l’appréhende en compagnie d’autres militants alors qu’il placarde des affiches non-timbrées de l’Union des Comités de chômeurs de la région parisienne. Conduit au commissariat du quartier de l’Odéon (6e), il est relâché sans poursuite « après les vérifications d’usage ».
En mai 1936, il colle des affiches du PC pour la campagne électorale.
Dans cette période, André Steff apprend à piloter les avions au sein du Cercle populaire de Lucien Bossoutrot [2] où il obtient son brevet de pilote.
En juillet 1936, selon un témoignage ultérieur de sa future épouse, il est exclu du parti communiste.
