Ange-Marie MACÉ

Matricule 45809
survivant
Photographie de Ange-Marie MACÉ
TransportAquarelle
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Ange-Marie Macé naît le 15 janvier 1894 au Teuil, commune de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), fils de Pierre Macé, 40 ans, cultivateur, et de Marie Louise Ramel, son épouse, 31 ans.

Pendant un temps, Ange-Marie Macé habite avec ses parents aux Loges (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76) travaille comme cantonnier.

Le 5 février 1912, à la mairie de Fécamp (76), il s’engage volontairement dans l’armée pour trois ans. Incorporé au 7e régiment de chasseurs à cheval, il rejoint cette unité trois jours plus tard. Le 12 juillet 1913, devant la sous-intendance militaire de Rouen, il se réengage pour un an au 24e régiment de dragons, à Dinan.

Le 2 août 1914, étant déjà sous les drapeaux quand est publié l’ordre de mobilisation générale, il part immédiatement « aux armées ». Le 25 juin 1916, il passe au 7e régiment d’artillerie. Deux jours plus tard, il entre à l’hôpital 104 à Rennes, pour en sortir le 16 août. Il y retourne le 25 septembre pour en sortir le 20 novembre. Le 6 décembre suivant, il est affecté au 38e R.A.

Le 16 décembre 1916, Ange-Marie Macé part à destination de Salonique/Thessalonique (Grèce, province de Macédoine), rejoindre l’armée française d’Orient engagée dans un soutien militaire à la Serbie. Le 4 janvier 1917, il passe au 115e R.A., 82e batterie. Tombé malade, il est évacué le 30 mars vers l’hôpital n° 9 de Salonique. Le 4 mai, il rejoint son unité, mais rechute et entre à l’hôpital n° 13 de Salonique le 28 mai. La veille, il a été affecté au 19e R.A. Le 8 juillet, il est rapatrié et conduit à l’hôpital 34, à Avignon. Le 1er septembre, il a droit à un congé de convalescence de vingt jours.

Le 22 novembre, Ange-Marie Macé est affecté au 252e régiment d’artillerie de campagne. Le 14 août 1918, il passe au 53e R.A. Le 30 août 1918, il est évacué malade. Le 9 octobre, il est affecté au 57e R.A.. Le 23 mai 1919, la commission de réforme du Havre propose de le mettre en réforme temporaire n° 1 pour « polyadénopathie cervicale bilatérale », imputable au service. À la même date, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite. En février 1928 et novembre 1930, la commission de réforme de Rouen lui attribuera une pension définitive d’invalidité de 30 % pour « adénopathie chronique cervicale et axillaire ; sclérose pulmonaire droite… »

Le 24 mai 1919 aux Loges, Ange-Marie Macé se marie avec Marthe Lassort. Ils auront quatre enfants.

En juin 1926, l’armée le classe dans la Réserve comme affecté spécial à la Compagnie des chemins de fer de l´État. En août 1927, il est plus précisément affecté spécial comme cantonnier des chemins de fer à Graville-Sainte-Honorine, ancienne commune annexée au Havre en 1919, pour en devenir un quartier (76).

En juin 1928 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domicilié au 112-bis, route (ou rue) de Louviers, à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, 20 km au sud de Rouen (76).

Ange-Marie Macé est syndicaliste CGT, et probablement membre du Parti communiste.

Le 4 août 1941, répondant à une note du préfet de Seine-Inférieure datée du 22 juillet, le commissaire principal de police spéciale de Rouen transmet à celui-ci une liste nominative de 159 militants et militantes communistes de son secteur dont il préconise de prononcer l’internement administratif dans un camp de séjour surveillé, tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et « par tous les moyens ». Parmi eux, Ange-Marie Macé…