Aristide Bessé.
Aristide, Louis, Bessé naît le 28 novembre 1889 au lieu-dit Les Tarterets à Essonnes (Seine-et-Oise / Essonne), au domicile de ses parents, Aristide, Alexis, Bessé, 25 ans, ajusteur, et Marie Bryard, son épouse, 22 ans, journalière. Les témoins signant l’acte de naissance sont Louis-Denis Bryard, 53 ans, ajusteur, et Louis-Denis Bryard, 24 ans, papetier.
Le 1er mars 1913, à Paris 15e, Aristide Bessé, fraiseur, se marie avec Jeanne Pfister, 22 ans, bobineuse, tous deux domiciliés au 6 rue Juge.
Mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 avec le grade de sergent, il obtient une citation devant les troupes et la Croix de guerre pour son courage. Il est blessé et captif comme prisonnier de guerre pendant quarante-deux mois.
Le 12 décembre 1922, Jeanne met au monde leur fils Paul. Mais leur mariage sera dissous trois ans et demi plus tard, le 30 juin 1926, par un jugement de divorce prononcé par le tribunal de la Seine.
Le 17 septembre 1932 à Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne), Aristide Bessé, 43 ans, épouse Georgette Rayaume, 40 ans, divorcée d’un premier mariage contracté en juillet 1913, alors mécanicienne.
En 1936, le couple habite une maison individuelle au 12, sentier des Vignes, avenue de la République à Fresnes ; ils élèvent Paul, le fils né du premier mariage d’Aristide.
Ils travaillent tous les deux à la Compagnie des compteurs de Montrouge [2], au 1, place des États-Unis (Seine / Hauts-de-Seine) ; lui – qui y reste 28 ans – se déclare comme outilleur et elle comme bobineuse.
Montrouge. « Les Compteurs ». Carte postale des années 1920. Coll. Mémoire Vive.
Adhérent au Parti communiste vers la fin 1935, Aristide Bessé est élu Conseiller municipal de Fresnes lors des élections partielles des 27 juin et 4 juillet 1937, sur la liste dirigée par Maurice Catinat, 6e sur 27 élus. Il est nommé à la Caisse des Écoles.
À partir de mai 1939, devant la menace de guerre, la “défense passive” est mise en place. Dans cette perspective, les communes doivent fournir des masques à gaz à tous les adultes. Le Conseil municipal de Fresnes s’émeut de leur coût :
« Protestation contre le prix des masques à gaz. Monsieur Bessé demande au Conseil de s’associer à la protestation qu’il émet relative au coût des masques à gaz porté à 70 francs. Qu’il ne s’explique pas pourquoi les crédits récupérés sur les populations pour la défense nationale, de même que la subvention du Conseil général de la Seine, primitivement réservés pour une part à la confection des masques à gaz ont été détournés de leur emploi. À l’unanimité, le Conseil s’associe à la protestation de Monsieur Bessé. »