Aristide MANDRON

Matricule 45822
decede
Photographie de Aristide MANDRON
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Aristide, Léon, Mandron naît le 5 août 1890 à Châtel-Censoir (Yonne), chez ses parents, Paul Mandron, 27 ans, plâtrier, et Ernestine Tricardy, 26 ans, son épouse.

Chatel-Censoir, le canal et la ville (vers 1910 ?). Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Aristide Mandron acquiert une formation de serrurier mécanicien ajusteur.

Le 7 octobre 1911, il est incorporé au 32e régiment d’artillerie afin d’accomplir son service militaire . Le 10 août 1912, il passe au 2e régiment d’artillerie de montagne. Le 3 novembre 1913, il est « envoyé dans la disponibilité », avec un certificat de bonne conduite.

Châtel-Censoir, vue générale côté Nord-Est. Au premier plan, la mairie. Carte postale non datée. Coll. Mémoire Vive.

Le 22 juin 1914 à Châtel-Censoir, Aristide Mandron se marie avec Amélie Faulle, née le 6 octobre 1894 dans cette commune (ils n’auront pas d’enfant). Le 18 juillet, le couple habite au 16, rue Dezobry à Saint-Denis.

Aristide Mandron est « rappelé à l’activité » militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Deux jours plus tard, il rejoint le 32e régiment d’artillerie, unité combattante. Le 12 août 1915, il est détaché du corps d’armée pour être employé par la Société anonyme des Établissements Delaunay-Belleville à Saint-Denis, une usine d’automobiles. Le 24 mai 1917, il passe brièvement à la société des moteurs Otto, rue de la Convention, à Paris. Le 4 juin suivant, il passe à la Maison Lorraine-Dietrich à Argenteuil, dont les usines fabriquent alors des moteurs d’avions. Le 1er juillet, il passe – de manière administrative ? – au 27e et 32e Dragons. En mai 1918, il est relevé d’usine. Le 21 mai, il rentre au dépôt et réendosse l’uniforme. Le 29 mai, il rejoint le 38e régiment d’artillerie lourde, de nouveau une unité combattante ; le 22 août, il passe au 22e régiment d’artillerie de campagne ; le 19 octobre, au 272e régiment d’artillerie, combattant jusqu’à l’armistice du 11 novembre. Le 10 août 1919, il est « renvoyé en congé illimité » (démobilisé) et se retire au 16, rue des Aubry, à Saint-Denis

En novembre 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 2, rue Émile-Zola à Saint-Denis [1] (Seine / Seine-Saint-Denis).Aristide Mandron est ajusteur à la Société du gaz de Paris. Militant à la CGT, il est délégué du personnel. Il est également membre de la cellule du Landy du Parti communiste.

Le 15 juillet 1938, en tant que “réserviste”, il est sans affectation nominative, maintenu à la disposition de la Ville de Paris comme ajusteur-mécanicien.

Le 6 décembre 1940, il est arrêté à son domicile par la police française, qui le considère comme « meneur communiste très actif », et interné administrativement au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Seine-et-Oise / Val-d’Oise), créé au début du mois d’octobre 1940 dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt afin d’y enfermer des hommes connus de la police pour avoir été militants communistes avant-guerre.

Centre de séjour surveillé d’Aincourt. Plan de l’enceinte montrant les points d’impact après le bombardement par un avion anglais dans la nuit du 8 au 9 décembre 1940. Arch. dép. des Yvelines (1W71).