Armande RICHIER

Matricule 31846
decede
Photographie de Armande RICHIER
Armande RICHIER. Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne à Tergnier. CD 02. Droits réservés.
Convoi 31000

Armande Richier, née le 1er novembre 1916 à Lahaymeix (Meuse), domiciliée à Soissons (Aisne), morte à Auschwitz, au camp de femmes de Birkenau au 1er semestre 1943. ——————————

Armande RICHIER. Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne à Tergnier. CD 02. Droits réservés.

Luce, Armande Aimée Marguerite Richier naît le 15 novembre 1916 à Lahaymeix, petit village agricole et forestier de 67 “ménages” situé à 40 km au sud de Verdun (Meuse), fille benjamine de Victor Richier, 53 ans, instituteur de l’école communale, veuf d’un premier mariage au cours duquel il a eut trois enfants, et de Marguerite Cardinet, 37 ans, son épouse, ménagère, avec laquelle il a quatre autres enfants : Lucien, Gabriel, né le 26 septembre 1906, André, Jacques, né le 11 août 1909, Odette, Madeleine, Jeanne, née le 18 août 1911, et Armande, tou.te.s à Lahaymeix.

En 1926, ils habitent une maison située rue Bellevue (?).

Au recensement du 31 mars 1931, après que Victor, le père, ait pris sa retraite d’instituteur, les Richier sont installés à Verdun, avenue de Troyon (voie sans numérotation, quartier n° 13) : Lucien, 24 ans, est agent technique des Contributions directes (André, 21 ans, est absent, achevant son service militaire…).

Victor Richier décède le 1er novembre 1933, âgé de 70 ans. Lucien, aîné des enfants du deuxième mariage, 26 ans, semble alors prendre la place de chef de famille.

En 1935, Lucien adhère au Parti communiste, ayant alors une activité “à la base”.

Au recensement du 1er avril 1936, Marguerite Richier et ses enfants vivent toujours à la même adresse. Lucien, 29 ans, est alors géomètre à la mairie de Verdun. André, 27 ans, est comptable pour le “Génie militaire”. Odette, 24 ans, et Armande (Luce), 19 ans, ne déclarent aucune profession…

Le 28 mars 1939, Lucien Richier déclare habiter au 2, place Saint-Médard à Soissons (Aisne – 02), vivant avec sa mère Marguerite et ses deux sœurs ; ils sont peut-être venus s’installer dans cette ville afin de se rapprocher de la famille du défunt époux de Marguerite, en l’occurrence Marie Denise Richier, mariée avec Pierre Gut, mais peut-être aussi parce que Lucien y a trouvé un emploi.

André reste à Verdun.

Situer avec certitude le domicile de la famille Richier est problématique. Derrière une esplanade herbeuse, le n° 2 de la place Saint-Médard désigne aujourd’hui (2025) un portail en bois ouvrant sur un enclos ceint de murs. À l’intérieur de cet espace, deux bâtiments sont accolés à l’allure de granges, avec des parois de planches et des toits de tuiles. Sur une vue aérienne prise en 1950 (I.G.N.), ces bâtisses semblent être les seules constructions présentes dans la parcelle. Plus tard seulement (2003) est visible une sorte de long préfabriqué sans étage…

Odette est – ou a été – coiffeuse (cependant, lors de son interrogatoire, elle se déclarera sans profession…).