Auguste ARCHEN

Matricule 45177
decede
Photographie de Auguste ARCHEN
Auguste Archen Dr (1) — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/06/archen-auguste-aime/
Convoi 45000

Auguste, Aimé, Archen naît le 18 juillet 1907 à Puteaux [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), chez son père, Aimé, Jean, Archen, 32 ans, affuteur, domicilié au 42, rue Voltaire, enfant d’une mère « non dénommée ». Pour son enregistrement à l’état civil, le nouveau-né est présenté par son père.

Auguste Archen a probablement une formation d’ouvrier métallurgiste ; après la guerre, il sera désigné comme aléseur.

Le 20 juillet 1929 à la mairie de Nanterre [1] (92), Auguste Archen se marie avec Yvonne Aupaix, née le 28 mai 1911 à Puteaux, parfumeuse.

Ils ont deux enfants : Huguette, née le 22 août 1930, et Daniel, né le 9 février 1934.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domicilié au 80 bis, avenue Georges-Clémenceau à Nanterre, dans un appartement appartenant à la mère d’Yvonne, alors veuve.

À partir du 21 mai 1935, Auguste Archen est employé communal à la mairie de Nanterre : appariteur (en uniforme), puis cantonnier.

Il est membre du Parti communiste, secrétaire de la cellule des Communaux.

Le 25 avril 1940, sommé par la Délégation spéciale – désignée par le préfet pour remplacer la municipalité élue – de « déclarer qu’il condamne le Pacte germano-soviétique et a rompu tout lien de solidarité avec le Parti communiste », Auguste Archen s’y refuse.

Le 29 avril, il est mobilisé, mais réformé quatre jours plus tard pour double otite et surdité.

Le 20 ou 21 mai suivant, il est arrêté à son domicile par les services du commissariat de police de la circonscription de Puteaux… et révoqué de son emploi trois jours après.

Le 23 mai 1940, Auguste Archen est condamné à plusieurs mois de prison par le Tribunal de première instance de la Seine pour propagande communiste. Il est écrou à l’établissement pénitentiaire de Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne). Mais le 26 juin 1940, il est libéré par les autorités allemandes.

Il trouve alors un emploi d’ajusteur (métier déclaré aux camps d’Aincourt et de Voves).