Auguste DESHAIES

Matricule 45464
decede
Photographie de Auguste DESHAIES
© MRN et service archives municipales d’Ivry. — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/02/deshaiesauguste-marie-45464-auguste/
Convoi 45000

Auguste, Marie, Deshaies naît le 18 janvier 1896 au Cellier (Loire-Atlantique [1]), fils de Pierre Deshaies et Joséphine Hardy, son épouse, cultivateurs, décédés au moment de son arrestation.

De la classe 1916, Auguste Deshaies semble ne pas avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918, « réformé n° 2 » ; à vérifier…

Domicilié un temps à Angers (Maine-et-Loire), avec sa mère qui, veuve, y devient ouvrière, il vient ensuite s’installer en région parisienne, à Saint-Mandé [2] (Seine / Val-de-Marne – 94).

Le 21 octobre 1920, à la mairie du 20e arrondissement de Paris, il épouse Marguerite Rochelemagne, née le 17 octobre 1894 à Saint-Martin-Valmeroux (Cantal). Lui se déclare alors métallurgiste, domicilié dans un hôtel meublé, rue Alexandre-Pilleaud (actuelle rue Pierre-Rigaud) à Ivry-sur-Seine [2] (94). Elle est décolleteuse et habite boulevard Davout à Paris 20e. Leur fils, Jacques (“Jacquot”), René, naît le 24 octobre 1921 à Saint-Mandé. C’est probablement l’époque où ils déménagent pour aller au 80 route de Choisy (avenue de Verdun aujourd’hui).

Auguste Deshaies est alors ouvrier céramiste, employé à l’Électro-céramique, usine d’Ivry-Port appartenant à la Compagnie générale d’électricité et produisant des isolateurs pour les lignes électriques.

Secrétaire de la cellule communiste de la Compagnie générale d’électricité d’Ivry en 1930-1932, Auguste Deshaies est, depuis le milieu des années 1920, un des militants syndicalistes les plus actifs des industries chimiques de la région parisienne et un des responsables du Syndicat général de la Céramique, des industries chimiques et parties similaires. En mars 1930, il entre à la commission exécutive de la Fédération nationale de la Céramique et des industries chimiques.

Il mène de front un engagement politique : aux scrutins de 1925, il est élu au conseil municipal sur la liste communiste dirigée par Georges Marrane.

En janvier 1926, le conseil municipal approuve le projet de construction d’un groupe d’habitation à bon marché (HBM) présenté par l’office public municipal au 4, place Philibert-Pompée (devenue depuis place de l’Insurrection) à Ivry. En octobre suivant, alors que les travaux ont à peine commencé, les Deshaies déposent une demande de logement dans le futur ensemble. En septembre 1928, ils obtiennent un deux-pièces cuisine au 6e étage de l’escalier 10.

Le 5 mai 1929, Auguste Deshaies est en sixième place sur la liste “classe contre classe” dirigée par le même. Le 22 mai, il reçoit comme délégation municipale un siège au Conseil d’administration de l’office public d’HLM.

Au début des années 1930, Auguste et Marguerite Deshaies sont embauchés aux établissements Ferrand Renaud d’Ivry, une fabrique de pâtes alimentaires que les Ivryens surnomment « Les macaronis ». Auguste y devient délégué du syndicat et trésorier de la cellule communiste d’entreprise. Marguerite adhère au PC en 1931.

Tous deux participe activement aux grèves de juin 1936 dans leur entreprise. Le couple se fait alors remarquer par les Renseignements généraux : « principaux fomenteurs et agitateurs ». Considéré comme un « agitateur notoire », Auguste Deshaies est poursuivi par les Prud’hommes.

Plus tard et jusqu’à son arrestation, Marguerite est ouvrière chez Muller, une tuilerie. Auguste est déclaré comme manœuvre à l’usine à gaz d’Ivry.