Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Augustin, Célestin, Mahillon naît le 9 décembre 1902 à Audun-le-Tiche (Moselle).
Le 25 juin 1926, à à Audun-le-Tiche, il se marie avec Gilberte, née en 1909 à Thil. Ils auront quatre enfants : dont Christian Joseph Jean, né le 10 mai 1928, Marceau Nicolas, né le 24 juin 1932, tous deux à Audun-le-Tiche, et Claude, né le 4 août 1940.
Au printemps 1936 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au village de Bréhain-la-Ville, à 5 km de Villerupt (Meurthe-et-Moselle – 54) ; 200 habitants pour l’ensemble de la commune.
Il est électricien dans l’usine (laquelle : la C.A.V. ?) de cette ville. On ignore ses activités politiques ou syndicales antérieures à 1939.
Selon une attestation du Front national [1], il est actif dans la Résistance à partir du 15 mars 1941 et « dénoncé pour cette raison ».
Le 10 août 1941, Augustin Mahillon est arrêté à Bréhain par des gendarmes français de Villerupt. À une date restant à préciser, il est interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ) ; enregistré sous le matricule n° 1530, il est assigné au bâtiment A 4.
Le quartier “A” de la caserne de Royallieu à Compiègne, futur “camp des communistes” du Frontstalag 122 ; à droite, sont visibles les bâtiments A4, A5, A6, A7 et A8. Carte postale des années 1930. Collection Mémoire Vive.
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.
Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.
Le 8 juillet 1942, Augustin Mahillon est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 45812, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule n’a pas été retrouvée).
