Photographiée au fort de Romainville, en détention allemande. Droits réservés.
Nogent-sur-Oise. La rue de Bonvillers, dans la montée du pont passant au-dessus de la voie ferrée. Le 57 bis est peut-être dans un groupe de maisons situé derrière la pharmacie, accessible par un passage perceptible au-delà des trois hommes. Carte postale. Collection Mémoire Vive.
Georges Decock est alors chauffeur chez Desnoyers (?).
Beauvais. La prison dans les années 1900. Carte postale colorisée. Collection Mémoire Vive.
En octobre, il réussit à s’en évader.
Le 15 octobre, la Gestapo, accompagnée d’un gendarme de Nogent-sur-Oise, arrête Charlotte dans son usine.
En bleu de travail, on l’emmène au camp allemand de Royallieu à Compiègne (60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
La caserne de Royallieu en 1957 ; au deuxième plan, les six grands bâtiments alignés du quartier C, qui semblent avoir souvent servi au regroupement des internés sélectionnés pour la prochaine déportation. L’enceinte et les miradors du camp ont disparu (les deux hangars en bas à gauche n’existaient pas).
Il semble que Charlotte Decock soit la seule déportée de son convoi à être passée par Royallieu avant le regroupement du départ. Quelques jours après son arrivée au camp, deux policiers l’accompagnent chez elle pour qu’elle y prenne des vêtements.
Quand il apprend l’arrestation de sa femme, son mari veut se constituer prisonnier, mais la famille l’en dissuade : « Une femme, ils ne la garderont pas. »
Une autre fois, Charlotte Decock obtient la permission de sortir pour se rendre à un baptême ; elle rentre au camp une fois la cérémonie terminée.
Le 24 octobre 1942, elle est transférée au camp allemand du Fort de Romainville, situé sur la commune des Lilas [3] (Seine / Seine-Saint-Denis), premier élément d’infrastructure du Frontstalag 122. Charlotte Decock y est enregistrée sous le matricule n° 1075.