Émile ANDRÈS

Matricule 45173
decede
Photographie de Émile ANDRÈS
TransportAquarelle
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Émile, Joseph, Andrès naît le 30 décembre 1895 à Granges-sur-Vologne [1] (Vosges – 88) fils de Joseph Andrès, 25 ans, ouvrier tisseur [2], et de Marie-Adélaïde Didelot, 21 ans, son épouse, ouvrière tisseuse, domiciliés dans le quartier des Voids. La famille n’apparaît pas dans ce quartier lors du recensement de 1906. Par contre, une famille de tisserands dont le père est Gaspard Andrès est domiciliée dans le quartier de Blanchefeigne.

Pendant un temps, Émile Andrès travaille comme garçon de salle.

Le 19 décembre 1914, il est appelé à l’activité militaire, mais n’est pas touché par son ordre d’appel, étant prisonnier civil en Allemagne. Le 6 octobre 1918, il est rapatrié civil dans un convoi passant par le centre de triage des prisonniers de guerre d’Annecy. Le 27 décembre suivant, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 109e régiment d’infanterie. Le 27 mai 1919, il passe au 21e régiment d’infanterie. Le 19 août suivant, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Saint-Dié (88), titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 8 janvier 1921, à Saint-Dié, il épouse Marie, Marguerite, Pierre , née dans cette ville le 31 mai 1903. Ils n’auront pas d’enfant.

Il est ouvrier du Livre (imprimerie).

Le 28 avril 1928, il devient gérant du quotidien communiste La Dépêche de l’Aube au lendemain de l’arrestation d’André Batonnier qui faisait suite à une perquisition au siège du journal.

Le 3 juillet suivant, il est lui-même arrêté pour un article sur l’action des réservistes paru dans ce journal. Le 27 juillet, il est condamné à six mois de prison et 500 francs d’amende. Emprisonné, il est présenté par le PC aux élections cantonales à Troyes (Aube – 10) le 7 octobre 1928 et obtient 1219 voix sur 3920 suffrages exprimés.

Il est également candidat communiste aux élections municipales de mai 1929. Il est alors l’un des secrétaires de la région troyenne du PC.

En mai 1929 et jusqu’au moment de son arrestation, il habite au 3, rue Saint-Frobert à Troyes (Aube – 10).

Le 20 octobre 1929 la commission régionale de révision du Parti annonce son exclusion temporaire pour « désintérêt après le 1er août, refus de répondre aux convocations et accusations infamantes envers un camarade ».

En octobre 1932, le mensuel de la CGT ayant attaqué le Secours rouge (SRI), il signe une lettre à Rousselet, responsable de cette organisation, pour déclarer que celle-ci lui avait toujours apporté de l’aide pendant son emprisonnement.