Émile DESPLANQUES

Matricule 45467
decede
Photographie de Émile DESPLANQUES
Emile Desplanques en 1935 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2008/03/desplanques-emile/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Émile, Louis, Joseph, Desplanques naît le 13 janvier 1914 à Lille (Nord), chez ses parents, Louis, Régis, Joseph, Desplanques, 42 ans, garçon brasseur, et Léocadie Bourdon, 34 ans, on épouse, domiciliés rue de l’Est, au 3 cité Brunswick.

En 1921, la famille habite au 9 rue Ferrier à Gennevilliers [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92). Le père est déclaré comme chauffeur. Les autres enfants sont Georges Régis, né le 6 septembre 1902 à Lille, manœuvre, Georgette, née en 1903 à Bruay (Pas-de-Calais), devenue cartonnière, Émilienne, née en 1907 à Fretin (Nord), Marie(-Thérèse), née en 1911 à Lille.

En 1926, la famille – sans le père ! – habite à la même adresse. Georges est manœuvre aux usines Citroën. Georgette, Émilienne et Marie(-Thérèse) sont toutes trois cartonnières chez Moynat (le fabricant malletier ? à Asnières ?). La famille s’est agrandie de Renée, née en 1924 à Paris.

En 1931, le père est de nouveau recensé, Georgette et Émilienne sont parties. Georges est devenu manœuvre à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Émile est employé (?) à Paris. Plus tard (?), il est désigné comme monteur électricien.

Émile Desplanques adhère aux Jeunesses communiste en 1934, puis au Parti communiste et à la CGT.

Au premier semestre 1935, Émile Desplanques habite toujours chez ses parents. Son père est alors déclaré comme retraité.

Le 23 avril 1935, Émile Desplanques est incorporé au 1er régiment du Génie mineurs afin d’y accomplir son service militaire.

Le 21 septembre 1935, à la mairie de Gennevilliers, Émile Desplanques, 21 ans, alors conscrit à Strasbourg, se marie avec Marie Rose Charlotte Blésy, 20 ans, née le 30 août 1915 à Béziers (Hérault), mécanographe, domiciliée au 74, rue de l’Arbre Sec (renommée, plus tard, rue Paul-Vaillant-Couturier) à Gennevilliers, dans l’immeuble d’une cité. Le mariage a été autorisé par le colonel commandant le régiment de l’époux !

Émile et Rose ont un fils, Jacques Émile, né le 1er janvier 1936 à Gennevilliers.

Émile Desplanques est “renvoyé dans ses foyers” le 3 octobre 1936 et se retire au 9 rue Février à Gennevilliers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, Émile Desplanques est domicilié au 74, rue de l’Arbre Sec. Lors du recensement de 1936 (réalisé le 20 août) – habitant l’escalier H – sa belle-mère, Marie Blésy, 48 ans, ouvrière à la Compagnie des vernis et peintures Valentine, y est la cheffe de famille, hébergeant également ses autres enfants : Louis Roger, né le 27 juillet 1910 à Béziers, ouvrier en chauffage central, et Robert, né en 1925 dans le département de la Seine. Rose est employée chez Chenard-Walcker, une usine d’automobiles bientôt filialisée par la Société des usines Chausson, Émile est désigné comme militaire absent.