Émile DROUILLAS

Matricule 45485
decede
Photographie de Émile DROUILLAS
Emile Drouillas, dit Laporte — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/07/drouillas-emile-dit-laporte-marcel/
Convoi 45000

Collection Renée Thouanel. Droits réservés.

Émile Drouillas naît le 28 janvier 1900 à La Jonchère-Saint-Maurice (Haute-Vienne), fils de Martin Drouillas et Marie Dumet, petits cultivateurs exploitant une ferme en location sur des terres difficiles.

Après la naissance de son frère Louis, né le 5 mars 1903 (qui décédera à 17 ans), la famille s’installe dans une autre ferme, appartenant à un meunier, dans le village de Trézin, sur la commune voisine des Billanges. Sa sœur Marguerite naît le 27 décembre 1905. Après le décès de sa mère en juin 1911, son père se remarie avec Françoise Breix. Anna naît le 3 mai 1915.

Émile Drouillas fréquente régulièrement l’école du Maisonnieux, sur la commune des Billanges et obtient son Certificat d’études primaires à douze ans et demi. C’est un lecteur assidu : dès qu’il a un instant libre, il se plonge dans un livre. Pendant les veillées, il fait la lecture à la famille réunie autour de la cheminée. Un voisin ou un parent lui donne à lire des brochures révolutionnaires.

Après son certificat, Émile reste dans la ferme de ses parents pour les aider aux travaux agricoles. En 1915, il est embauché comme journalier par le meunier de Trézin.

En mars 1919, il rejoint son oncle maternel à Reims (Marne), où il apprend le métier de maçon, traditionnel chez les Limousins ; en grande partie détruite par la guerre qui vient de s’achever, la ville a besoin d’être reconstruite.

En raison des intempéries hivernales, l’emploi de maçon est saisonnier, avec des périodes de chômage. Émile Drouillas reste en contact avec ses parents : à l’été 1921 par exemple, il vient les aider à ramasser les foins.

Considéré comme étant de santé fragile (faiblesse générale, maigreur), il est exempté du service militaire.

À partir du 1er mai 1921, Émile Drouillas est membre du Syndicat du bâtiment.

En mars, il adhère aux Jeunesses communistes. Rapidement, il devient secrétaire de section, puis secrétaire de la 5e Entente. Vers 1924, il suit une école de trois semaines des Jeunesses à Saint-Denis (Seine / Seine-Saint-Denis).

Après 1925 (février 1926 ?), il ne milite plus que dans le Parti et est nommé membre du bureau régional de la région Nord-Est, responsable du travail syndical. Il est délégué au congrès national de Lille en juin 1926.

Le 12 mars 1927, il épouse Louise Redon, de Trézin. Elle vient vivre à Reims.