Émile FRESSINEAU

Matricule 45558
decede
Photographie de Émile FRESSINEAU
Emile Fressineau le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/11/fressineau-emile-georges-fernand/
Convoi 45000

Émile, Georges, Fernand, Fressineau naît le 6 avril 1922 à Chauvigny (Vienne), fils d’Émile Fressineau, menuisier, et d’Augustine Bernard.

Au moment de son arrestation, Émile Fressineau est domicilié rue au 19, du Temple à Paris, 4e arrondissement (75) ; chez ses parents.

Célibataire (il a 18 ans lors de son arrestation), il est employé de bureau.

Il est membre des Jeunesses communistes.

Sous l’occupation, les renseignements généraux le considèrent comme un « communiste actif, animateur du comité de chômeurs du 4e arrondissement ». Il est désigné comme Fressineau ”fils“, ce qui laisse penser que son père est également surveillé par la police (à moins qu’ils aient le même prénom ; à vérifier…).

Le 26 octobre 1940, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif, parmi 38 personnes visées simultanément dans le département de la Seine (dont 12 futurs “45000”). Le jour-même, il est interpellé par le commissaire de police son quartier (Saint-Merri) et conduit au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Val-d’Oise – 95), créé au début du mois dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.

Quand les chambres ne peuvent plus accueillir la surpopulation des internés, Émile Fressineau est assigné au “dortoir des jeunes” (“DJ”), ancien réfectoire du bâtiment affecté à cet usage.

Le 3 mars 1941, le père d’Émile écrit au préfet de Seine-et-Oise pour solliciter une autorisation de visite, car il n’a pas revu son fils depuis son arrestation. Le 29 mars, Émile Fressineau fait la même démarche en expliquant que l’anniversaire de ses 19 ans aura lieu le 6 avril suivant.

Le 29 avril seulement, le préfet transmet cette demande au préfet de police à Paris, qui a ordonné l’internement et dont les services sont seuls compétents pour accorder une telle autorisation. La suite donnée est inconnue…

Le 5 mai 1942, Émile Fressineau fait partie d’un groupe de détenus transférés au camp français (CSS) de Voves (Eure-et-Loir – 28). Enregistré sous le matricule n° 362, il n’y reste que cinq jours.

Le 10 mai 1942, Émile Fressineau est parmi les 81 internés remis aux “autorités d’occupation” à la demande de celles-ci et transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).