Ernest ROSSIGNOL

Matricule 46071
decede
Portrait de Ernest ROSSIGNOL
Ernest Rossignol Anne-Marie Rossignol,. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Ernest, Frédéric, Rossignol naît le 25 décembre 1910 au village d’Essart-le-Vicomte (Marne), fils de Camille Rossignol, 31 ans, charretier chez un propriétaire agricole, et de Marie Pingot, son épouse, 29 ans, dans une famille qui compte déjà trois enfants.

Pendant un temps, Ernest Rossignol habite au 50, boulevard Gambetta à Issy-les-Moulineaux [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92).

Le 30 juin 1934, il épouse Anne Marie Sefrin (?), née le 15 novembre 1904 à Contwig (Palatinat). Ils ont deux enfants : Marie Jeanne, née le 25 novembre 1929, et Guy Ernest, né le 18 juin 1931.

Ernest Rossignol est rectifieur ou mécanicien.

Le 27 avril 1936, il est embauché à l’usine de la Société des Moteurs Gnome et Rhône (SMGR), sise au 70, boulevard Kellerman (Paris 13e).

L’usine Gnome et Rhône du boulevard Kellerman (Paris 13e). Carte postale colorisée des années 1920.

De 1936 à 1937, il est adhère à la cellule Victor-Hugo du Parti communiste, sur une sollicitation des camarades de son atelier, mais ne participe pas aux réunions de cellule, aux fêtes et aux manifestations.

Membre d’une société de pêche, c’est à ce loisir qu’il consacre ses dimanches en famille.

À partir du 1er juillet 1937 et jusqu’au moment de son arrestation, Ernest Rossignol est domicilié au 26, allée Hoche à Issy-les-Moulineaux. Dans le voisinage, il n’attire pas |’attention au point de vue politique.

Pendant les « hostilités », il est “affecté spécial” dans son entreprise, qui produit pour la Défense nationale.

Le 30 juin 1940, date de la fermeture de l’usine pour cause d’occupation militaire, Ernest Rossignol est porté sorti sur sa fiche d’employé avec la mention « Arnage », ce qui laisse supposer qu’il se serait porté volontaire pour rejoindre ce site de la Sarthe, où l’entreprise avait construit une usine moderne en 1938.