Eugène, Paul, Louis, Omphalius naît le 6 janvier 1921 à Rosny-sous-Bois [1] (Seine-Saint-Denis – 93), fils d’Auguste Omphalius et de Marie Platrier, son épouse La famille compte sept enfants, dont un frère plus âgé, Henri.
Leur père décède en 1929. Pendant un temps (notamment en 1941), leur mère confectionne des matelas « pour les particuliers ».
Jusqu’à son arrestation, Eugène Omphalius est domicilié chez sa mère au 17, rue des Quinconces à Rosny-sous-Bois. Il est célibataire (il a dix-neuf ans…).
Eugène Omphalius travaille comme manœuvre (plâtrier).
Adhérent du PCF, il milite à la section de Rosny-sous-Bois. Par ailleurs, il est trésorier-adjoint du club Rosny Sportif Ouvrier.
Après la dissolution du PCF, il reste actif dans la clandestinité.
Après la défaite de mai-juin 1940, un de ses frères est prisonnier de guerre en Allemagne.
Le 1er août 1940, Eugène Omphalius est arrêté par les services de la préfecture de police à la suite d’une distribution de tracts ( L’Avant-Garde , journal des JC), avec René Beaulieu, Faustin (dit Gaston) Jouy et probablement Albert Rossé.
Inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939 (interdiction des organisations communistes et de leur propagande), il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e.
Le 8 février 1941, lors d’une audience au cours de laquelle sont jugés 48 militants et militantes communistes (dit « procès des cinquante »), dont dix-sept futurs “45000”, la chambre des mineurs (15e) du tribunal correctionnel de la Seine condamne Eugène Omphalius à six mois d’emprisonnement. Comme les autres condamnés, il fait appel de la sentence le 26 février. Bien que sa peine soit couverte par la détention préventive effectuée, il n’est pas libéré : dès le lendemain, – sur instruction des Renseignements généraux qui le considèrent comme un « meneur communiste très actif » – le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif en application du décret du 18 novembre 1939.
Le 27 février suivant, il fait partie des douze internés administratifs de la Santé, mêlés à d’autres (pris au dépôt de la préfecture ?) pour constituer un groupe de 48 détenus – dont Guy Môquet, Maurice Ténine et seize futurs “45000” – transférés à la Maison centrale de Clairvaux (Aube – 10) où ils en rejoignent d’autres : 187 détenus politiques s’y trouvent alors rassemblés.
Le 31 mars, avec Robert Massiquat, Francis Née, Albert Rosse et Thomas Sanchez, Eugène Omphalius est parmi les sept internés de Clairvaux conduits à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e, en préalable à leur passage devant la cour d’Appel. Le 9 avril, celle-ci confirme sa peine. Il est prévu qu’il soit ramené à Clairvaux, mais le quartier de la centrale utilisé comme centre d’internement étant « complet » il reste interné à la Santé, 14e division, cellule 6 ter.