Fernand BLANCHARD

Matricule 45256
decede
Photographie de Fernand BLANCHARD
Portail de l’entrée principale d’Auschwitz-I , le « camp souche ». « Arbeit macht frei » : « Le travail rend libre » Carte postale. Collection mémoire Vive. Photo : Stanislas Mucha.
Convoi 45000

Fernand, Maurice, Blanchard naît le 31 décembre 1923 à Paris 8e, fils d’André Blanchard, 20 ans, plombier, et de Marcelle Aline Legrand, 22 ans.

Le 24 mai 1924, à la mairie de Paris 11e, André Blanchard se marie avec Léa Faifman, 25 ans, soudeuse, née le 1er septembre 1896 à Paris 11e ; le témoin du marié est Blanche Blanchard, coupeuse.

Au recensement de 1925, André et Léa Blanchard habitent au passage de l’Asile-Popincourt à Paris 11e, quartier Saint-Ambroise.

Au recensement de 1931, André Blanchard vit au 3, passage de l’Asile-Popincourt avec son fils Fernand et Marcelle Legrand.

Le 16 décembre 1936, le tribunal civil de la Seine prononce le divorce d’André Blanchard et de Léa Faifman. Le 15 octobre 1938, à Paris 11e, André Blanchard se marie avec Marcelle Legrand.

Au moment de son arrestation, Fernand Blanchard habite toujours chez ses parents : il est célibataire (il n’a que 17 ans).

Fernand Blanchard travaille régulièrement comme apprenti polisseur aux établissements GAHM, sis au 4, rue du Fer-à-Moulin (Paris 5e). N’ayant pas d’activité politique dans l’entreprise, il est bien considéré par son employeur.

Ses parents sont connus pour leurs sympathies envers le Parti communiste.

Mobilisé pendant la “drôle de guerre”, son père est fait prisonnier au cours de la bataille de France (10 mai – 22 juin 1940) et envoyé en Allemagne.

Dans la nuit du 9 au 10 août 1941, dans son quartier Saint-Ambroise, avec une dizaine de camarades des Jeunesses communistes du 11e, il jette des tracts sur la voie publique et lacère des affiches apposées par le Rassemblement National Populaire , de Marcel Déat, et l’ Union contre le Bolchevisme . Des agents de police, peut-être en civil, interviennent. Fernand Blanchard est appréhendé à l’angle de l’impasse Truillot et de la rue Popincourt, près du boulevard Voltaire, avec un deuxième jeune, Serge S., 17 ans, dit « le boucher » en raison de la profession de ses parents, les autres parvenant à s’enfuir. Il oppose une vive résistance aux gardiens de la paix, occasionnant quelques contusions à l’un d’eux. Il est trouvé porteur d’un tract et d’un tampon encreur. La perquisition effectuée chez ses parents n’amène la découverte d’aucun tract, écrit ou brochure subversif.

Inculpés d’infraction au décret du 26 septembre 1919, Fernand Blanchard et son camarade sont conduits au dépôt à disposition du procureur de la République, puis écroués au quartier des mineurs de l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne).

L’établissement pénitentiaire de Fresnes après guerre. Carte postale. Collection Mémoire Vive.