Fernand BOUYSSOU

Matricule 46222
decede
Portrait de Fernand BOUYSSOU
Fernand Bouyssou © Le Maitron. Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Fernand, Ernest, Bouyssou naît le 19 février 1902 à Châteaudun (Eure-et-Loir – 28), fils de Léonard Bouyssou et de Marie Langot, son épouse (son père sera décédé au moment de son arrestation et sa mère en 1947).

Il a probablement eu des difficultés à l’école primaire, car la police le considérera comme illettré.

Le 3 mars 1923, à Saint-Arnoult-les-Bois (28), Fernand Bouyssou, alors ouvrier agricole, domicilié à Billancelles (28), se marie avec Jeanne Chaboche, née le 17 septembre 1905 à Digny (28), domestique, domiciliée à Besnez sur la commune de St-Arnoult. Ils auront quatre enfants : Yvonne, née le 25 mars 1925, Marcel, né le 15 mai 1927, tous deux à Billancelles, Jeannine, né le 22 novembre 1928, et Gérard, né le 15 novembre 1935, tous deux à Quessy (Aisne – 02).

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 7 ou au 13, rue Pierre-Curie à Quessy-centre.

Fernand Bouyssou est terrassier.

En septembre 1940, au retour de l’exode, trois militants de Tergnier – Paul Caille, Marcel Gouillard et Anselme Arsa – réorganisent le PCF clandestin en créant un “triangle” de direction. Une grande part de l’activité déployée est dévolue à la diffusion de propagande communiste. En décembre, Anselme Arsa et Fernand Bouyssou recrutent Roger Debarre – qui n’est pas communiste – afin que celui-ci constitue des groupes de jeunes à Quessy-centre et, plus largement, dans le secteur de Tergnier.

Tergnier se trouve alors à la nouvelle frontière créé entre la zone occupée et la “zone interdite”, rattachée – pour l’administration allemande – au commandement militaire de Bruxelles. Avec notamment son nœud ferroviaire, la ville est un point de passage obligé pour un certain nombre de prisonniers de guerre français évadés, de réfugiés et de jeunes voulant rejoindre le général de Gaulle. Une des tâches des premiers résistants du secteur est de créer des filières pour les aider à franchir la frontière, puis à s’en éloigner. Les cheminots sont au cœur de ce dispositif.

Concernant Fernand Bouyssou, une attestation ultérieure d’Henri Pruvost certifie sa participation à la récupération d’armes et de munitions.

En septembre 1940, au retour de l’exode, trois militants de Tergnier – Paul Caille, Marcel Gouillard et Anselme Arsa – réorganisent le PCF clandestin en créant un “triangle” de direction. En décembre, Anselme Arsa et Fernand Bouyssou recrutent Roger Debarre – qui n’est pas communiste – afin que celui-ci constitue des groupes de jeunes à Quessy-centre et, plus largement, dans le secteur de Tergnier.

À une date inconnue, Charles Lépine rejoint un de ces groupe de jeunes, placé sous les ordres de Fernand Bouyssou.

Peu avant le 1er mai 1942, le groupe ternois, alors dirigé par Anselme Arsa, décide d’organiser une journée d’action en pavoisant les rues avec des oriflammes accrochés dans les lignes téléphoniques. Fernand Bouyssou et Roger Debarre seront simultanément chargés de diffuser des tracts.