Franciska Dite Cica GOUTAYER

Matricule 31780
survivant
Photographie de Franciska Dite Cica GOUTAYER
Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.
Convoi 31000

Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Franciska Goutayer naît le 19 avril 1900 à La Guillermie (Allier), fille de Pierre Goutayer, 35 ans, artisan coutelier, et de Marie Pételet, 29 ans, son épouse, domiciliés au lieu-dit Fumoux. Les témoins lors de la déclaration du nouveau-né à l’état civil sont deux autres couteliers.

À sa naissance, Franciska a deux sœurs, Claudia, née vers 1892, et Marguerite, née vers 1894, et un frère, Antoine, né vers 1897, tous à La Guillermie.

En 1926, Franciska a quitté le domicile parental.

Par la suite, elle s’installe à Tours (Indre-et-Loire – 37) avec son père (?).

Sous l’occupation, elle habite au 33, rue Bernard-Palissy, un petit logement vétuste au fond d’une impasse. Antoinette Bibault (voir ce nom) est alors une voisine.

Franciska Goutayer est serveuse au Restaurant Parisien, près de la gare de Tours.

Elle est arrêtée chez elle un soir, en rentrant de son travail. Elle avait l’habitude de laisser sa clé dans une anfractuosité du mur, près de la porte, afin que le premier arrivé – son père ou elle – la prenne. Ce soir-là, la clé n’est pas à sa place : deux Allemands de la Gestapo se sont installés dans le logement, ayant su où prendre la clé, parce qu’Antoinette Bibault leur en avait indiqué la cachette.

Pourquoi sa voisine l’a-t-elle dénoncée ? Pour un tract que Franciska avait trouvé sous sa porte. Mais celle-ci faisait aussi franchir la ligne de démarcation à des fugitifs, ce que les rescapées apprendrons par une de ses camarades de travail.

Pendant un temps, Franciska Goutayer est détenue à la Maison d’arrêt de Tours, rue Henri-Martin.

À l’aube du 6 novembre 1942, Franciska Goutayer et Antoinette Bibault sont parmi les dix-sept prisonnières extraites de leurs cellules pour monter dans deux cars stationnant devant la prison. Dans l’un d’eux se trouve déjà Marcelle Laurillou, détenue depuis deux mois à l’école prison Michelet.

Les véhicules s’arrêtent rue de Nantes et les dix-huit détenues sont menées dans la gare de Tours par une porte annexe, échappant ainsi aux regards de la population. Sur le quai, des soldats allemands montent la garde devant le wagon à compartiments où elles doivent prendre place.