François BURESI

Matricule 45313
decede
Photographie de François BURESI
François Burési à Auschwitz le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/04/buresi-francois/
Convoi 45000

François Buresi, né le 10 mai 1896 à Petreto-Bicchisano (Corse-du-Sud), domicilié à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), mort à Auschwitz-I le 18 août 1942.

Collection familiale. Droits réservés.

François Buresi naît le 10 mai 1896 à Petreto-Bicchisano (Corse-du-Sud – 2A), chez ses parents, Jacques François Buresi, 26 ans (né le 9 novembre 1869 à Ciamannace), propriétaire, laboureur, et Marie Thérèse Vellutini, 27 ans, son épouse. Les témoins pour l’enregistrement du nouveau-né à l’état civil sont Jean Vellutini, 50 ans, laboureur, et Joseph Vellutini, 30 ans, journalier.

Petreto-Bicchisano au début du 20e siècle. Carte Postale. Collection Mémoire Vive.

François a plusieurs frères et sœurs, dont Marie Charlotte, née le 28 juin 1894 (qui décèdera à Saint-Ouen), Anne Marie Antoinette, né le 23 mars 1899, Toussaint, né le 1er novembre 1902 (marié à Paris en 1926), Jean, né le 8 juin 1905, mais décédé en 1906, Jean(-Baptiste), né le 1er janvier 1908, Jéromine, née le 12 juillet 1910 au lieu-dit Valle. Selon la mémoire familiale, le père de famille est de conviction socialiste, qu’il s’est formée en autodidacte.

Pendant un temps, François Buresi travaille comme cordonnier. Il s’occupe aussi « à extraire des souches de bruyère ».

De la classe 1916, il est mobilisé dès le 19 avril 1915 au 81e régiment d’infanterie. Le 15 août suivant, il passe au 420e R.I., le 11 septembre 1916 au 66e R.I. et, le 27 septembre suivant au 33e R.I. Un an plus tard, le 22 septembre 1917, il est porté déserteur, puis rayé des contrôles de la désertion quatre jours plus tard. Le 28 février 1918, il est de nouveau porté déserteur, mais rayé des contrôles le 15 mai suivant, s’étant constitué prisonnier à la gendarmerie de Petreto-Bicchisano. Le 12 août, il passe au 73e R.I. par mesure disciplinaire, puis au 89 R.I. le 9 mars 1919. Il est mis en congé illimité de démobilisation le 20 novembre 1919 et se retire à Petreto-Bicchisano, le certificat de bonne conduite lui ayant été refusé. Une enquête ultérieure de gendarmerie dira qu’il est « signalé comme étant de mentalité mauvaise, communiste et révoltée ».

Peu après, à une date restant à préciser, François Buresi quitte la Corse pour le continent et s’installe aux Pavillons-sous-Bois (Seine / Seine-Saint-Denis). Pendant un temps, il héberge son frère, Toussaint, qui entre comme homme d’équipe à l’essai au dépôt de Pantin de la Compagnie des chemins de fer de l’Est en septembre 1921.

Le 1er décembre 1920, l’administration militaire classe François Buresi comme “affecté spécial” dans l’administration des Postes de la Seine en qualité de facteur à Paris ; probablement son cadre d’emploi.

Le 30 juin 1923, à la mairie de Saint-Ouen-sur-Seine [1] (Seine / Seine-Saint-Denis), François Buresi épouse Marguerite, Louise, Albertine Boulay, née le 11 octobre 1885 à Alençon (Orne).

Saint-Ouen. La place de la mairie dans les années 1920-1930. Carte postale. Coll. Mémoire Vive

Le 21 septembre 1924, ils ont une fille, Isabelle, née à Paris 18e.