Frédéric GINOLLIN

Matricule 45602
decede
Photographie de Frédéric GINOLLIN
Frédéric Ginollin lors du mariage de sa sœur le 30 septembre 1933 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/ginollin-frederic/
Convoi 45000

Frédéric, Jean, Marie, Ginollin naît le 10 mai 1912 à Suresnes [1] (Hauts-de-Seine), chez ses parents, Marie, Frédéric, Ginollin, 30 ans, livreur, et Eva Brun, son épouse, 24 ans, domiciliés au 7, rue Émile-Duclaux. Les deux témoins pour l’enregistrement du nouveau-né à l’état civil sont un autre livreur et un marchand de vin. Son père est mobilisé au cours de la Première guerre mondiale. Blessé et mutilé, il obtient un emploi réservé de facteur.

Frédéric Ginollin fréquente les éclaireurs unionistes (organisation protestante, bien que sa famille soit catholique).

Il commence à travailler à douze ans, pendant les vacances, mais ne quitte l’école qu’en 1926, à quatorze ans, pour entrer en apprentissage chez un électricien.

Installé à Valence (Vaucluse), il travaille dans la plomberie, dans la carrosserie automobile et comme monteur de chauffage. À la suite de la grève du 1er mai 1930, il est licencié et connaît le chômage. Revenu à Paris chez un oncle, il travaille comme compagnon monteur à Enghein (Seine-et-Oise), mais aussi aux Tréfileries du Havre à Saint-Denis.

À partir de 1932, il milite au Secours rouge international, membre de la Commission exécutive, puis, en avril 1933, adhère au Parti communiste.

En septembre 1934, après avoir accompli son service militaire au 4e régiment de Zouaves comme soldat de 2e classe, il reprend son activité au Parti. Adjoint de Jean Chaumeil aux Jeunesses communistes, il est membre de son comité de section en 1935 et secrétaire adjoint à l’organisation. En 1935, il suit une école régionale et rédige, à cette occasion, une première autobiographie (pas conservée) et en donnera une deuxième à la commission des cadres en avril 1938.

Ses parents se montrent favorables au Front populaire.

Le 3 septembre 1939, à la mairie de 11e arrondissement, Frédéric Ginollin épouse Denise Reydet, née le 30 juillet 1907 à Paris 12e, divorcée d’un précédent mariage, sténodactylo, militante communiste.

Au moment de son arrestation, Frédéric Ginollin est domicilié au 87, rue des Orteaux à Paris 20e (75).

Il est alors ouvrier métallurgiste, ajusteur en aviation, mais sans emploi à partir de juillet 1940.

À la fin juin 1940, Denise Ginollin est agent de liaison du petit groupe (isolé) de direction du Parti communiste clandestin qui effectue des démarches après de l’armée allemande pour la parution légale de L’Humanité . Elle est arrêtée par la police française le 20 juin à 20 h 30, près de la station de métro Saint-Martin lors d’un rendez-vous avec Maurice Tréand, porteuse de nombreux documents liés à cette négociation. Interrogée, elle est ensuite écrouée à la prison de la Petite-Roquette. Le 25 juin, ils sont libérés sur ordre des autorités d’occupation et les pourparlers reprennent, puis ralentissent avant de s’interrompre définitivement à la fin août. Maurice Tréand et Denise Ginollin retournent à leurs activités clandestines.

De son côté, Frédéric Ginollin est actif au sein des Comité Populaire des chômeurs de Paris. Fin novembre, début décembre, il quitte son appartement officiel, vidé de ses meubles.